Ce film animé japo­nais pour­rait être triste, sombre, mais il est lumi­neux. Okko a 12 ans quand elle perd ses parents dans un acci­dent de voiture. Sa grand-mère la recueille et la prépare à prendre sa succes­sion dans l’au­berge tradi­tion­nelle qu’elle dirige. Elle y rencontre un garçon de son âge, mais que personne ne voit. Uribo est un fantôme qui, avec ses compères, va aider Okko à gran­dir. Le réali­sa­teur Kitarô Kôsaka a long­temps travaillé pour le studio Ghibli, comme direc­teur de l’ani­ma­tion sur Prin­cesse Mono­noké, Le Voyage de Chihiro ou Le Vent se lève d’Hayao Miya­zaki. Pour son premier long-métrage, il s’est inspiré d’un livre pour enfants très popu­laire au Japon. Si le propos est ici plus libre, le dessin moins contraint et plus enjoué que ceux qu’il réali­sait pour Miya­zaki, sa morale reste stricte, proche des préceptes prin­ci­paux du boud­dhisme qui prônent le dévoue­ment, l’ab­né­ga­tion et offre une lecture rési­liente du deuil.

→ Dès 10 ans, durée : 1 h 35 • Sortie : 12 septembre