Que vous soyez passé à côté d’un film culte lors de sa sortie en salle ou que vous ayez envie de parta­ger un bon moment de cinéma avec vos enfants, la rubrique Mon ciné-club vous propose de (re)décou­vrir des films incon­tour­nables, faciles à déni­cher et à vision­ner en famille, abso­lu­ment. Ce mois-ci : Le Grand méchant renard et autres contes.

Adapté d’un livre illus­tré publié en 2015, Le Grand méchant renard et autres contes de Patrick Imbert et Benja­min Renner, à qui l’on doit l’ado­rable Ernest et Céles­tine, devrait réga­ler petits et grands du début à la fin avec ses trois histoires tendres et comiques mettant en scène les animaux d’une ferme, un atta­chant renard qui se voudrait redou­table et, bien sûr, un loup, anta­go­niste clas­sique de la litté­ra­ture jeunesse.

Autour d’un mali­cieux fil rouge, une pièce de théâtre orches­trée par les animaux de la ferme derrière un rideau rouge, le renard dans le rôle du présen­ta­teur implique le spec­ta­teur comme s’il se trou­vait dans une véri­table salle de spec­tacles et déballe pour lui trois cadeaux réjouis­sants : le récit d’un renard qui élève trois pous­sins ; celui d’un cochon, d’un lapin et d’un canard en pleine livrai­son d’un bébé ; et, enfin, une histoire de Noël à sauver coûte que coûte. Si les deux autres segments ne sont pas en reste, le chapitre central – qui donne son titre au long-métrage –, est un concen­tré de merveille, de facé­tie et d’hu­mour.

Une bulle de bonheur ciné­ma­to­gra­phique

Grâce à des dialogues malins et à multiples niveaux de lecture qui amuse­ront les enfants autant que les adultes, ces trois fables campa­gnardes, truf­fées de person­na­li­tés déso­pi­lantes, mêlent fraî­cheur et douceur pour donner vie à une bulle de bonheur ciné­ma­to­gra­phique sous le trait des anima­tions de Benja­min Renner et Patrick Imbert. Mais, derrière le délice du diver­tis­se­ment, le duo n’ou­blie pas d’in­suf­fler à ses récits quelques théma­tiques de fond (l’es­time de soi, la sépa­ra­tion, l’amour paren­tal…) et des valeurs telles que la respon­sa­bi­lité et l’al­truisme.

Ainsi, pour réjouir toute la famille durant les fêtes, offrez-vous quatre-vingt minutes de plai­sir et d’émo­tion devant Le Grand méchant renard et autres contes, un film d’ani­ma­tion entre tradi­tion et moder­nité qui possède autant de cœur que d’es­prit.

Comme Ernest et Céles­tine en 2013, Le Grand méchant renard et autres contes a reçu le César du Meilleur film d’ani­ma­tion, succé­dant à une autre perle de l’ani­ma­tion française, Ma vie de Cour­gette de Claude Barras.

/ Thomas Périllon – lebleu­du­mi­roir.fr