Que vous soyez passé à côté d’un film culte lors de sa sortie en salle ou que vous ayez envie de parta­­ger un bon moment de cinéma avec vos enfants, la rubrique Mon ciné-club vous propose de (re)décou­­vrir des films incon­­tour­­nables, faciles à déni­­cher et à vision­­ner en famille, abso­­lu­­ment. Ce mois-ci : Minus­­cule – La vallée des four­­mis perdues.

Dans une paisible forêt, les restes d’un pique-nique déclenchent une bataille sans merci entre deux bandes de four­­mis rivales qui convoi­tent le même trésor : la boîte de sucre aban­­don­­née par des randon­­neurs distraits. C’est dans cette situa­­tion agitée qu’une jeune cocci­­nelle fait la connais­­sance d’une fourmi noire avec qui elle se lie d’ami­­tié. Elle finira par l’ai­­der à sauver son peuple des terribles et menaçantes four­­mis rouges…

Anima­tion et décors natu­rels

Au commen­­ce­­ment, Minus­­cule était un court-métrage. Mais la télé­­vi­­sion s’en est mêlée et le service public a déve­­loppé une mini-série pour ses cases jeunesse. Avec une grande confiance en ses créa­­teurs, un long-métrage fut mis en chan­­tier à la même époque. Thomas Szabo et Hélène Giraud mirent au monde une aven­­ture ciné­­ma­­to­­gra­­phique de 90 minutes plutôt riche en rebon­­dis­­se­­ments… 

Le charme parti­­cu­­lier du monde de Minus­­cule réside dans l’in­­té­­gra­­tion de ses person­­nages animés dans des décors réels. Pour ce premier film, les créa­­teurs ont opté pour deux parcs natio­­naux (ceux des Écrins et du Mercan­­tour). Le « photo­réa­lisme » mêlant anima­­tion et prises de vue réelles apporte cette singu­­la­­rité qu’on ne trouve que rare­­ment au cinéma et qui resti­­tue idéa­­le­­ment la magie de la nature, ses lumières et ses végé­­taux. Enfin, la compo­­si­­tion musi­­cale origi­­nale d’Hervé Lavan­­dier apporte la trame et le rythme des événe­­ments tandis que le sound-design et les brui­­tages donnent leur carac­­tère à chaque prota­­go­­niste et aux actions du film. Car, inutile de secouer votre télé­­com­­mande ou de courir voir le projec­­tion­­niste, les person­­nages de Minus­­cule ne sont pas victimes d’an­­thro­­po­­mor­­phisme comme chez Disney. Mais soyez rassu­­rés, leurs aven­­tures s’avèrent suffi­­sam­­ment capti­­vantes pour se dispen­­ser de parole !  

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Une carriè­re… majus­cule

Diffu­­sée sur France Télé­­vi­­sions et dans plus d’une centaine de pays, la série a séduit toutes les tranches d’âges et diverses cultures. Le film, lui, fut distri­­bué à l’in­­ter­­na­­tio­­nal dans plus de 30 pays. Un joli succès pour cette produc­­tion hexa­­go­­nale qui a permis la mise en chan­­tier d’une suite : Minus­­cule 2 – Les Mandi­­bules du bout du monde, qui vient de sortir en salle (lire notre critique page 41).

/ Thomas Périllon – lebleu­­du­­mi­­roir.fr