Héros de la bande dessi­née créée par Emma­nuel Guibert et Marc Bouta­vant (publiée par le maga­zine J’aime lire et éditée chez BD Kids), Ariol est un petit âne bleu débor­dant d’ima­gi­na­tion. Fan du super-héros volant le Cheva­lier Cheval, le person­nage se sent pous­ser des ailes à quelques minutes de prendre l’avion. De l’at­tente dans le hall de l’aé­ro­port avec un papa au bord de la crise de nerfs à la montée dans l’avion, en passant par les contrôles de sécu­rité, Ariol, pour passer le temps, se rêve en commis­saire pour­sui­vant des bandits ou en vengeur masqué.

Les auteurs s’amusent avec des dialogues truf­fés de jeux de mots, un flash-back loufoque et donnent aux employés de la compa­gnie Air Pop des allures d’ac­teurs de comé­die musi­cale. Jamais à court d’idées, Ariol découvre un nouveau monde peuplé de plateaux-repas en barquettes et de travées en forme de couloirs de la peur. Il est le guide parfait des jeunes spec­ta­teurs, embarqués dans un voyage où chaque situa­tion peut se trans­for­mer en une rêve­rie à hauteur d’en­fant.

Le moyen-métrage est précédé de trois courts, réali­sés par des artistes russes, qui font la part belle à des anima­tions épurées et à la musique pour nous garder la tête dans les nuages. On y retrouve un hymne à toutes les mamans du monde (Ma maman est un avion), une maison-buil­ding qui côtoie les sommets (Il était une fois une maison) et un jeune héros au don extra­or­di­naire propulsé dans un voyage exotique (Le Garçon volant). Les plus jeunes se réga­le­ront à coup sûr devant ces fictions pleines de fantai­sies et de couleurs.

→ Dès 4 ans, durée : 47 min. • Sortie : 10 avril

/ Nico­­las Schiavi