Que vous soyez passé à côté d’un film culte lors de sa sortie en salle ou que vous ayez envie de parta­ger un bon moment de cinéma avec vos enfants, la rubrique Mon ciné-club vous propose de (re)décou­vrir des films incon­tour­nables, faciles à déni­cher et à vision­ner en famille. Ce mois-ci : Tout en haut du monde, de Rémi Chayé.

Tout en haut du monde vous emmè­nera dans la Russie des Tsars, vers la fin du XIXe siècle, à la rencontre de Sacha, une jeune fille de l’aris­to­cra­tie qui a toujours été capti­vée par les histoires de son grand-père, l’illustre explo­ra­teur Olou­kine. Alors que le brise-glace de celui-ci dispa­raît lors d’une expé­di­tion vers le Pôle Nord, elle décide de s’en­fuir de Saint-Péters­bourg pour le retrou­ver, convain­cue que les recherches n’ont pas eu lieu au bon endroit et déter­mi­née à redo­rer l’hon­neur de sa famille, mis à mal par cet échec. Intré­pide et tenace, elle ne recu­lera pas face aux diffi­cul­tés.

Une épopée mari­time vers le Pôle Nord

Avec son atta­chante gale­rie de person­nages, Tout en haut du monde raconte autant l’his­toire d’une jeune fille pleine de ressources, qu’une aven­ture de grande ampleur dans l’im­men­sité polaire. Les parents les plus péda­gogues auront l’oc­ca­sion d’évoquer briè­ve­ment le fonc­tion­ne­ment de la société russe de l’époque, tandis que les férus de navi­ga­tion appré­cie­ront la beauté et la qualité du graphisme des diffé­rents bateaux. Toutes les raisons sont bonnes pour hisser la grand voile et décou­vrir cette épopée nordique, imagi­née et conçue en France, portée par sa magni­fique héroïne. Une œuvre déli­cate et subtile qui perpé­tue l’hé­ri­tage des plus grands conteurs.

L’info en plus

À l’ori­gine du projet, avec la scéna­riste du film Claire Paoletti, Rémi Chayé s’est inspiré du jour­nal de bord d’Er­nest Shak­le­ton, célèbre navi­ga­teur ayant survécu 22 mois empri­sonné au milieu des glaces. Son navire servit d’ailleurs de première inspi­ra­tion pour le Norge qui est au centre du film. Mais c’est fina­le­ment un anima­teur passionné de navi­ga­tion, Sébas­tien Godard, qui a esquissé le rendu final du vais­seau. Afin de rendre plus crédibles ses mouve­ments, il a été conçu en 3D avec des aplats de couleurs pour limi­ter les détails.

Par Thomas Périllon