Cette année, les Jour­nées euro­péennes du patri­moine ont pour thème « Arts et diver­tis­se­ments ». Si Lyon a choisi de mettre aussi en lumière l’ha­bi­tat, des dizaines de lieux cultu­rels et spor­tifs vont ouvrir leurs portes au public et propo­ser des anima­tions autour du diver­tis­se­ment, pour le bonheur des jeunes visi­teurs.

L’in­cen­die qui a ravagé Notre-Dame de Paris en avril dernier a rappelé à tous que notre précieux patri­moine doit être protégé pour être trans­mis aux futures géné­ra­tions. Comme un écho à ce monu­ment qui a inspiré tant d’ar­tistes, la 36e édition des Jour­nées du patri­moine propose d’ex­plo­rer ce dernier sous la facette du diver­tis­se­ment. Théâtres antiques, salles de spec­tacles, écoles de danse, ensembles spor­tifs… vont ainsi ouvrir leurs portes, le week-end du 20 au 22 septembre, et étan­cher la curio­sité des Lyon­nais.

On pourra notam­ment assis­ter aux concerts du Quatuor Debussy au sein de l’Uni­ver­sité Catho­lique (Lyon 2e), décou­vrir les coulisses du théâtre de Guignol, dans le Vieux-Lyon, et celles du théâtre des Marron­niers (Lyon 2e), écou­ter un guide parler d’art dans la Manu­fac­ture des Tabacs (Lyon 8e). Pour illus­trer concrè­te­ment ce thème du diver­tis­se­ment, on pourra pico­rer des extraits de la pièce La Très Excel­lente et Désas­treuse Histoire de Blanche-Neige à l’Es­pace 44 (Lyon 1er). Plusieurs lieux orga­ni­se­ront des jeux de piste avec récom­penses à la clef, telles des places de concert à l’Au­di­to­rium, en plus d’un accès aux espaces tech­niques du bâti­ment, déjà un cadeau en soi. Enfin, des ateliers seront orga­ni­sés dans Lyon et dans les communes alen­tour, afin d’ap­prendre, entre autres, la bour­rée auver­gnate ou le swing améri­cain (à la Maison de la danse). Un programme riche et varié, permet­tant de décou­vrir la ville sous un jour nouveau.

Jour­nées euro­péennes du patri­moine, du vendredi 20 au dimanche 22 septembre. Programme complet sur jour­nees-du-patri­moine.com

Permis d’en­trer

Plusieurs événe­ments, dont le 150e anni­ver­saire de la nais­sance de l’ar­chi­tecte-urba­niste lyon­nais Tony Garnier, ont donné envie à Lyon d’ex­plo­rer « l’ha­bi­tat », bien avant que le thème natio­nal ne soit dévoilé. Cela explique l’ac­cès à des rési­dences comme la Passe­relle, consti­tuée de contai­ners mari­times recy­clés, et aux coulisses de lieux emblé­ma­tiques : les souter­rains du Fort de Vaise, l’en­vers du décor du péri­phé­rique nord à Caluire-et-Cuire, celui du Marché de Corbas, « ventre » de la région… Là aussi le diver­tis­se­ment sera de mise, comme en atteste le jeu coopé­ra­tif à la Maison du projet États-Unis, dont l’objec­tif est de propo­ser un nouvel art de vivre. Ou comment invi­ter les Lyon­nais à réflé­chir à la ville de demain tout en s’amu­sant.

Par Gaëlle Guitard / Illus­tra­tion de Tiphaine de Coin­tet