Pour cette rubrique éphé­mère publiée jusqu’en décembre, nous avons retrouvé des enfants qui ont posé en Une de Grains de Sel dès les débuts de sa diffu­sion. Ces filles et ces garçons, aujourd’­hui adoles­cents ou jeunes adultes, forment la géné­ra­tion Grains de Sel. Ce mois-ci, nous avons rencon­tré Ève, une grande spor­tive qui rêve de deve­nir, un jour, profes­seure des écoles.

Qui es-tu, Ève ?

J’ai 16 ans et j’ha­bite Caluire. Je suis en Termi­nale ES au lycée Saint-Exupéry à la Croix-Rousse.

Pas trop compliquée cette réforme du Bac ?

Non, car je suis dans la bonne année. Je vois comme les Premières galèrent, avec déjà des examens à passer en janvier. Moi, je suis contente, dans ma petite filière qui me va parfai­te­ment.
J’ai éco, maths et histoire comme matières prin­ci­pales.

Sais-tu ce que tu vas faire après ?

Sans doute la fac d’éco, en gardant l’al­le­mand qui est ma première langue, pour travailler peut-être au niveau euro­péen. Ensuite, j’ai­me­rais vrai­ment être profes­seure des écoles. J’adore les enfants, leur trans­mettre quelque chose, me sentir utile. Dès que j’au­rai 17 ans, je passe­rai mon BAFA.

Que fais-tu à côté de l’école ?

Je fais du sport trois à quatre fois par semaine. Je joue au foot depuis trois ans, à la Croix Rousse. L’am­biance est super bonne, avec une cohé­sion d’équipe. Je fais aussi de la nata­tion depuis une dizaine d’an­nées. J’ai ma théo­rie sur le sport : quand on est enfant, on teste plusieurs sports jusqu’à trou­ver celui qu’on appré­cie le plus. Moi, c’était la nata­tion. En plus, j’ai vrai­ment besoin de me dépen­ser, et la nata­tion me fait plus travailler que le foot. Sinon, mon père m’a fait remarquer que je lisais moins qu’a­vant. Je n’aime pas l’avouer, mais il a raison. Avant, je dévo­rais des romans, des BD, des mangas… mais ça va reve­nir !

Te souviens-tu de cette prise de vue pour la couver­ture de Grains de Sel, en 2011 ?

Oui, très bien : elle est affi­chée dans le bureau de ma mère ! On a fait les photos sur les berges du Rhône, à côté de mon école primaire. Comme c’était juste après la classe, j’avais prévenu toutes les amies. J’étais très fière…

Et pour­tant, avec ton masque, on ne te recon­naît pas !

Oui, c’est rigolo : au début, j’étais déçue que l’on ne me voie pas, et puis je me suis dit que ce n’était pas si mal que l’on ne me recon­naisse pas. Parce que moi, je savais que c’était moi !

Aimes-tu vivre à Lyon ?

Oui, c’est une ville où je me sens hyper à l’aise, où il est facile de se dépla­cer, notam­ment en vélo.

Quels sont tes endroits préfé­rés ?

J’adore le parc de la Tête d’Or où on allait souvent en famille quand j’étais petite et où je fêtais mes anni­ver­saires. On a vrai­ment de la chance d’avoir un parc comme ça ! C’est un endroit chaleu­reux où on peut venir avec sa famille, ses amis, son copain. J’aime aussi beau­coup la vue qu’on a de Four­vière, même si c’est hyper fati­guant d’y monter, et les quais de Saône très bien aména­gés.

Te vois-tu rester ici plus tard ?

Cela ne me déran­ge­rait pas mais j’ai­me­rais aussi décou­vrir autre chose. J’ai envie de voya­ger, pour des vacances, et pourquoi pas pour m’ins­tal­ler dans un autre pays. Après, je suis très « famille » : ce serait diffi­cile de m’éloi­gner d’elle. Là, je reviens juste d’ Alle­magne où je suis allée voir ma sœur qui est partie six mois en Eras­mus. ça m’a pincé le cœur quand j’ai réalisé que je ne la rever­rai pas avant Noël.


Fluette Fanto­mette

Alors âgée de 8 ans, Ève avance masquée en couver­ture de ce Grains de Sel n°64, daté de mars 2011, afin d’illus­trer le dossier du mois consa­cré à Quais du polar. Réali­sée par Xavier Schwe­bel, la prise de vue a eu lieu sur les berges du Rhône, après la jour­née de classe d’Ève dans son école primaire du quar­tier Saint-Clair à Caluire.

Par Clarisse Bioud