Alex, un collé­gien timoré, reçoit une poupée ninja fabriquée en Thaï­lande pour son anni­ver­saire. Il ignore encore que ce cadeau capable d’imi­ter n’im­porte quelle voix et de se battre comme un guer­rier redou­table est venu se venger d’un indus­triel sans scru­pule. Le jeune garçon et son jouet vivant vont alors s’as­so­cier pour résoudre leurs problèmes respec­tifs.
Le hic, c’est que la poupée tient plus de Ted (l’ours en peluche malpoli du film de Seth MacFar­lane) que de la gentille troupe menée par Woody et Buzz l’éclair.

« Soit tu subis tes problèmes, soit tu les affrontes  », conseille l’im­per­ti­nente peluche à son compère. En retour, elle appren­dra du jeune héros que la vengeance n’est jamais la solu­tion… Immense succès au Dane­mark lors de sa sortie natio­nale, le film lance le duo dans une histoire aussi sombre que loufoque où la déter­mi­na­tion, l’en­traide et les valeurs posi­tives fini­ront par l’em­por­ter. Mais avant ça, ses aven­tures risquent de surprendre plus d’un spec­ta­teur !

Mon ninja et moi est un long-métrage d’ani­ma­tion qui n’hé­site pas à évoquer fron­ta­le­ment des sujets comme les diffi­cul­tés à se faire une place dans une famille recom­po­sée, le harcè­le­ment à l’école et le travail forcé des mineurs en Asie. Les gros­siè­re­tés, l’hu­mour parfois « scato » et l’in­con­ve­nance sont les maîtres mots de cette œuvre inat­ten­due et réjouis­sante, loin de la bien­séance et des sentiers battus. Voilà donc un film à ne pas mettre sous les yeux des tout-petits mais qui devrait réjouir les plus grands… et leurs parents.

→ Dès 10 ans, durée : 1h22 • Sortie : 15 juillet

Par Nico­las Schiavi