Savoir se débrouiller avec trois bouts de ficelle et révé­ler ainsi sa créa­ti­vité : tel est l’objet de Bidouilles & Magouilles, struc­ture fondée l’an dernier par deux jeunes archi­tectes qui souhaitent sensi­bi­li­ser les enfants au fait-main et à l’éco­lo­gie.

Archi­tectes de forma­tion et friandes de travaux manuels, Anouk Mous­set et Coline Banne­lier partagent une forte conscience écolo­gique. C’est en s’ap­puyant sur leurs savoir- faire et leur sensi­bi­lité aux matières et maté­riaux qu’elles ont créé Bidouilles & Magouilles en juin 2020, avec la volonté de propo­ser des ateliers créa­tifs aux enfants. L’idée ? Fabriquer toutes sortes d’objets à partir de petits maté­riaux que l’on desti­nait à la poubelle de tri. Le temps d’un après-midi, le plus souvent chez Équi­libres Cafés (Lyon 1er), les jeunes arti­sans en herbe, de 5 à 12 ans, sont appe­lés à manier, malaxer, piquer et combi­ner des maté­riaux surcy­clés, récu­pé­rés pour être réuti­li­sés. L’objet réalisé à la fin, qui a souvent de quoi surprendre par son esthé­tique, regorge d’as­tuces : hôtel à insectes, pantin arti­culé, trous­seau de jeux trans­por­ta­bles… Les exemples de créa­tions rame­nées fière­ment à la maison ne manquent pas !

Une débrouillar­dise qui sensi­bi­lise

Si Anouk et Coline ne sont jamais loin des enfants pour leur prodi­guer leurs conseils, le prin­ci­pal allié des appren­tis est bien leur matière grise. « Nous mettons les ingré­dients à leur dispo­si­tion au départ, mais ensuite ce sont eux les archi­tectes. Nous tenons à les accom­pa­gner à faire par eux-mêmes pour qu’ils aient encore plus la satis­fac­tion du travail fini », insiste Anouk, rompue à l’ani­ma­tion de groupes car elle propose aussi des ateliers d’ini­tia­tion aux arts plas­tiques et à l’ar­chi­tec­ture en MJC. Briques de lait, pommes de pin, rouleaux de papier toilette, bouchons de liège et autres éléments appa­rem­ment anodins prennent un tout autre sens aux yeux des jeunes surcy­cleurs qui leur redonnent utilité. « En valo­ri­sant des choses desti­nées à la poUbelle, les enfants voient bien que ça n’est pas sale et qu’il ne faut pas forcé­ment tout jeter. Nous les encou­ra­geons même à venir avec ce qu’ils trouvent chez eux », ajoute Coline, qui manie l’ai­guille au quoti­dien dans la merce­rie où elle travaille à mi-temps. Si le confi­ne­ment empêche les ateliers d’avoir lieu pendant les vacances de prin­temps, Anouk et Coline ne lâchent rien pour autant et proposent aux enfants un jeu de piste gratuit télé­char­geable sur leurs pages Face­book et Insta­gram. Il est à exécu­ter en famille dans le 1er arron­dis­se­ment, jusqu’au 26 avril, date à laquelle les parti­ci­pants pour­ront envoyer leur livret de parcours rempli à Bidouilles & Magouilles. Un tirage au sort déter­mi­nera le ou la gagnant.e d’un atelier gratuit l’été prochain. Car dès juillet, Anouk et Coline ont bon espoir d’ani­mer leurs ateliers les lundis et mardis dans les 1er et 9e arron­dis­se­ments, avant d’en propo­ser toute l’an­née, dès le mois de septembre, à la MJC du Vieux-Lyon.

Contact : [email protected]­mail.com
Face­book : Bidouilles & Magouilles. Insta­gram @bidouille­set­ma­gouilles
Jeu de piste urbain à télé­char­ger ici.

Par la rédac­tion du maga­zine Agir à Lyon & ses alen­tours, Asso­cia­tion lyon­naise qui agit en faveur d’une société écolo­gique et soli­daire.

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