Si vous rêvez d’im­mor­ta­li­ser votre tribu, mais redou­tez les photos posées aux sourires cris­pés, il est temps de faire la connais­sance d’Aman­dine Héron-Grzy­wacz. À travers sa struc­ture Almon­dine Photo­gra­phie, elle capture ces « instants de vie » si précieux qui font le sel de notre quoti­dien en famille.

Comme presque tous les métiers passion nés d’une voca­tion, son amour pour la photo lui vient de l’en­fance. La petite Aman­dine est fasci­née par le bel appa­reil-photo argen­tique de ses parents qui le conservent précieu­se­ment et le sortent pour les grandes occa­sions. Pour­tant, c’est une tout autre direc­tion qu’elle choi­sit ; la bonne élève qu’elle est se dirige vers une carrière d’or­tho­pho­niste et pratique ce métier pendant près de dix ans.

La photo­gra­phie est pour­tant toujours là, en fili­grane, ponc­tuant ses nombreux voyages. Elle prend un tour­nant déci­sif à l’ar­ri­vée de sa fille aînée… encore une histoire d’en­fance. Jeune maman, Aman­dine s’ins­talle à Lyon et ressent le besoin pres­sant de trou­ver « son propre chemin  », de s’ex­traire d’une certaine routine, opérant alors un chan­ge­ment de carrière radi­cal. Elle commence par photo­gra­phier son entou­rage avant de suivre des forma­tions pour se profes­sion­na­li­ser. « Ces cours m’ont notam­ment aidée à dépas­ser mes blocages. Au commen­ce­ment, je culpa­bi­li­sais presque d’exer­cer un métier qui me plaise autant  », confie-t-elle. Désor­mais, Aman­dine alterne séances en famille et repor­tages dans le milieu profes­sion­nel, en un joyeux jeu d’équi­li­briste. « Je tiens à cette diver­sité  », affirme-t-elle.

Des photos de gros­sesse, bébé et famille

jamais clichés

Les photos d’Aman­dine Héron-Grzy­wacz ont en commun un style natu­rel, basé sur des jeux de lumière et des instants, fugaces et spon­ta­nés, saisis au vol. Pour ne pas en louper une miette, tout en se faisant oublier, « mon hybride sans bruit m’aide beau­coup !  », s’amuse Aman­dine. La photo­graphe échange en amont avec les parents et travaille essen­tiel­le­ment en inté­rieur, à leur domi­cile. Après un rapide tour du proprié­taire, elle réor­ga­nise l’es­pace, chan­geant la dispo­si­tion de quelques meubles et objets « pour construire sa photo  ».

L’in­té­rêt est double. Pour elle, il s’agit de renou­ve­ler sans cesse ses prises de vue. Pour la famille, de se détendre en conser­vant ses repères. « Être chez soi permet d’of­fice d’être plus à l’aise face à l’objec­tif. Quand les enfants sont grands, je demande aussi aux parents de réflé­chir à une acti­vité qui plaît à tous. Cela peut être lire ou réali­ser un atelier cuisine ou pein­ture. Cette occu­pa­tion commune permet de lâcher prise plus faci­le­ment. La subti­lité est alors pour moi de lais­ser les choses se faire tout en guidant. Car autant que le rendu final, il est essen­tiel que tout le monde passe un joli moment  », conclut-elle.

Contact : @almon­di­ne­pho­to­gra­phie almon­dine-photo­gra­phie.fr


L’image du mercredi

Aux côtés d’Aman­dine, elles sont quatre autres femmes photo­graphes à avoir eu la riche idée, en janvier 2020, d’im­mor­ta­li­ser sans tabou, sans complexe, mais avec une bonne dose d’hu­mour et de tendresse, leur quoti­dien de mamans. Un projet qui a pris tout son sens pendant le premier confi­ne­ment… et que les artistes conti­nuent de mener joyeu­se­ment aujourd’­hui. Leurs clichés sont à retrou­ver chaque semaine sur Insta­gram avec le hash­tag #wednes­day­baby.

© Almon­dine Photo­gra­phie

Par Vanina Deni­zot