Le rôle primor­dial de la musique

C’est une pièce de théâtre deve­nue célèbre par sa musique. Au point de deve­nir aujourd’­hui un opéra court et enivrant, idéal pour décou­vrir l’art lyrique en famille. Avec des pièces comme Hedda Gabler ou Maison de poupée, Ibsen n’avait pour­tant vrai­ment rien d’un joyeux drille. C’est la musique de Grieg qui a sublimé ce conte norvé­gien à la façon d’une légende nordique, la Chan­son de Solveig deve­nant une des mélo­dies les plus célèbres, inspi­rant même Serge Gains­bourg qui, avec Lost Song, l’a fait chan­ter par Jane Birkin.

Le conte drama­tique d’un anti-héros

Peer Gynt reste avant tout un drame sur la rési­lience avant l’heure, ou comment un anti-héros mysté­rieux se crée un monde imagi­naire peuplé de mensonges pour surmon­ter une réalité trop doulou­reuse. Un conte initia­tique en forme de voyage inté­rieur, incarné par Jérémy Lopez, comé­dien lyon­nais devenu Socié­taire de la Comé­die-Française, accom­pa­gné de la maîtrise de l’Opéra de Lyon, et mis en scène pour sa première produc­tion d’opéra par Angé­lique Clai­rand, formi­dable actrice aujourd’­hui codi­rec­trice du théâtre du Point du Jour

Infos pratiques

Peer Gynt, du samedi 4 au lundi 13 juin à 20h à l’Opéra de Lyon, place de la Comé­die, Lyon 1er. Dès 10 ans.
Tél. 04 69 85 54 54. Durée : 1h30. Tarifs : de 10 à 60 €.
Retrans­mis­sion gratuite le vendredi 15 juillet à 21h aux Nuits de Four­vière, Lyon 5e.
Réser­va­tion obli­ga­toire 4 places maxi­mum sur opera-lyon.com

Article rédigé par Luc Hernan­dez • Photo d’ou­ver­ture : © Meyer