Là où l’expo Magique du musée des Confluences réha­bi­lite la sorcière d’un point de vue scien­ti­fique, Lucille Uhlrich, diplô­mée de l’Ensba de Lyon, lui rend hommage de manière sensible avec ses sculp­tures et céra­miques présen­tées à la gale­rie BF15. Lors du premier confi­ne­ment, la jeune femme s’est réfu­giée dans la maison de sa grand-mère alsa­cienne, située en lisière d’une forêt où les sorcières vécurent en nombre.

Une douce et mali­cieuse sorcel­le­rie

Recon­nec­tée à sa terre natale, Lucille a cher­ché à maté­ria­li­ser leurs traces et celles du dialecte parlé dans sa famille, mais en voie d’ex­tinc­tion. Mali­cieuse, son œuvre convoque autant l’ima­gi­naire gravi­tant autour de la sorcière (Hax, en alsa­cien) que ses précieux savoirs. On verra donc le fameux balai, mais aussi d’étranges créa­tures dont les courbes douces et sensuelles évoquent la mater­nité. Une pile de livres en céra­mique, clin d’œil aux grimoires, qui précède un chau­dron de lait… Acces­sible aux enfants par son réalisme poétique et toutes les histoires à racon­ter autour, l’uni­vers de Lucille Uhlrich nous enchante. 

Infos pratiques sur l’expo

Hax, jusqu’au 30 juillet, à la BF15, 11 quai de la Pêche­rie, Lyon 1er. Tél. 04 78 28 66 63. labf15.org
Entrée libre du mercredi au samedi de 14h à 19h.

Article rédigé par Clarisse Bioud • Photo d’ou­ver­ture : © DR