Créée en 2021 par quatre Lyon­nais passion­nés de mode, la marque W.O.P propose des vête­ments
pour toute la famille dans des matières écores­pon­sables et des graphismes pop. Anciens d’un
groupe de prêt-à-porter enfant, les fonda­teurs cultivent une dimen­sion inter­na­tio­nale qu’ils
entendent conju­guer à leurs aspi­ra­tions écolo­giques.

Anne, Éloïse, Guillaume et Laeti­tia forment une équipe dyna­mique et pleine d’en­vies. Ensemble, ils se sont lancés il y a un an dans l’aven­ture W.O.P. D’abord pensée pour les enfants, la marque de vête­ments habille aujourd’­hui toute la famille avec des tailles allant du 2 ans au double XL, avec une gamme bébé prévue pour 2023. « Dans les écoles de mode, on pense les vête­ments selon les genres et les âges, déplore Laeti­tia Orlando, co-fonda­trice respon­sable du marke­ting. Chez W.O.P, on voulait faire une marque qui n’a pas d’âges, qui peut être portée par les petits comme par les ados et les adultes. » Mais aussi par les garçons comme par les filles, grâce à des pièces unisexes, des coupes pratiques et un vrai style qui ne
se démode pas.


Les vête­ments W.O.P à la conquête du monde


Car l’équipe veut créer un univers, bien déci­dée à propo­ser quelque chose de nouveau sur le marché de la mode enfan­tine. Aupa­ra­vant employée chez Kenzo au sein du groupe de prêt-à-porter enfant Kidi­liz, elle lance sa propre aven­ture après la liqui­da­tion de l’en­tre­prise en 2020. « Avec notre groupe qui s’est cassé la figure, ce sont 14 marques enfants qui ont disparu de la circu­la­tion, retrace Laeti­tia. Main­te­nant, en dehors de marques très établies, on ne trouve plus rien de nouveau qui a une vraie collec­tion avec de la
profon­deur
. » Acro­nyme de World of Pop, la marque débarque alors avec 50 pièces aux impri­més urbains et colo­rés pensés par Guillaume, qui a déjà imaginé trois collec­tions.

Parmi elles, la collec­tion « Animal lovers » attire l’at­ten­tion sur les animaux en voie d’ex­tinc­tion, comme la tortue luth ou l’orang-outang. Quant à leur collec­tion « Iconic Planet », elle s’ar­ti­cule autour de leur logo : la planète Terre. Une dimen­sion plané­taire chère à l’équipe, qu’elle tire de son expé­rience au sein d’un grand groupe. Forts de leur réseau, les entre­pre­neurs déve­loppent leur marque à l’in­ter­na­tio­nal, notam­ment en Asie : Hong-kong, Taïwan, Singa­pour… Mais aussi bien sûr en Europe et en France. Et si elle entend bâtir une nouvelle marque sur les ruines de Kidi­liz, l’équipe souhaite le faire sur de bonnes bases : «  Kenzo appar­te­nait à LVMH et ne s’était pas construit sur des bases écores­pon­sables. Donc on a voulu repar­tir de zéro en rame­nant de l’éco­res­pon­sa­bi­lité  », témoigne Laeti­tia.


Conci­lier écores­pon­sa­bi­lité et enver­gure inter­na­tio­nale

Cela passe par le choix de tech­niques de fabri­ca­tion plus propres, comme l’im­pres­sion digi­tale à base d’encres à l’eau, mais aussi de matières moins polluantes, comme le coton bio, le poly­es­ter recy­clé ou la viscose Ecovero faite de pulpe de bois issue de forêts durables. En revanche, pas de made in France. « Au début, on voulait faire du 70 % made in Portu­gal et 30 % made in France, plaide Laeti­tia. Mais notre autre critère, c’est l’ac­ces­si­bi­lité de nos produits. Le prix d’en­trée d’un t-shirt enfant, c’est 29 euros, ce qu’on estime acces­sible quand on sait que tout le monde est rému­néré correc­te­ment et qu’on évite les trajets en avion. Mais en fabriquant en France, les prix explosent. » Aujourd’­hui, l’équipe cherche encore des
four­nis­seurs français.


Alors en atten­dant, W.O.P fabrique au Portu­gal, au Maroc, en Tuni­sie et en Turquie. Des fabri­cants que l’équipe connaît bien et qui privi­lé­gient les circuits courts. Mais comment éviter les trajets en avion lorsqu’on distri­bue à l’in­ter­na­tio­nal ? « L’objec­tif, c’est d’ar­ri­ver à déve­lop­per des antennes locales de produc­tion pour favo­ri­ser le circuit court  », projette la respon­sable marke­ting. Et de pour­suivre: « Faire de l’éco­res­pon­sable dans le textile, c’est complexe. L’idée c’est de durer dans le temps sur un busi­ness model raisonné et juste. Pour moi, le textile écores­pon­sable ne doit pas s’adres­ser à une élite; tout l’enjeu est de faire une marque pour tous. Alors on cherche le point d’équi­libre. De la radi­ca­lité, il en faut, mais il faut aussi des gens qui changent les choses de l’in­té­rieur.  »



W.O.P – World of Pop. À retrou­ver au concept store R.à.S à Caluire, au Lab à Lyon 2e, à la boutique Les mômes à Craponne, à l’Es­pace kréa­teurs KLS lunettes et sur world-of-pop.com

Article rédigé par Louise Reymond • Photo d’ou­ver­ture © W.O.P

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