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Shrek, un anti-conte de fées qui ne sent pas la rose

Mis à jour le 28/04/2025
Alors que le cinquième volet de la saga à succès des Studios Dreamworks est attendue en 2026, retour sur son épisode originel, Shrek, sorti en 2001. L'ogre vert et son univers enchanté recueillaient alors tous les suffrages en évoquant l’acceptation de soi et le rejet des codes de contes de fées. A voir dès 7 ans.

Il était une fois, un prince des studios Disney du nom de Jeffrey Katzenberg, à qui l’on a refusé le poste de président-directeur délégué durant le second âge d’or de l’entreprise. En 1994, celui-ci s’associe alors au réalisateur Steven Spielberg et au compositeur David Geffen pour créer leur propre société de production d’animation, Dreamworks SKG.

La ligne directrice du studio ? Proposer un contrepied radical à l’imaginaire Disney, en plein regain de popularité avec Le Roi Lion ou encore Aladdin. Après plusieurs longs-métrages réussis, c’est un vilain ogre vert qui vaut au studio un retentissement mondial : Shrek, qui remporte le tout premier Oscar du meilleur film d’animation.

Une parodie de conte de fées

Ici, le personnage principal est Shrek, un ogre laid et misanthrope, isolé dans un marais boueux. Un beau jour, des créatures magiques, expulsées par le tyrannique Lord Farquaad, se réfugient dans son havre de paix. Flanqué d’un âne bavard, Shrek est alors missionné pour délivrer de sa tour la princesse Fiona, que Lord Farquaad désire épouser. En échange, son marais lui sera restitué.

Au fil de cette épopée, les traceurs des contes de fées sont malicieusement détournés. Un preux chevalier ? Oui, mais il prend les traits d’un ogre vert, à l’humour scatophile. Une princesse ? Bien sûr, mais elle maîtrise les arts martiaux et rote plus fort que son sauveur.

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Bref, le monde magique de Shrek tourne à l’envers : les ogres sont des héros tandis que les princes sont des figures machiavéliques. On retrouve aussi de nombreux personnages issus de contes, comme Pinocchio, Blanche-Neige ou les Trois petits cochons… version potache, fidèle à l’esprit irrévérencieux que souhaitait insuffler Dreamworks.

Lire aussi sur Grains de Sel : La Route d’Eldorado, la pépite oubliée de Dreamworks

Anticonformisme mal élevé

Depuis ce premier volet, Shrek ne cesse de s’attaquer aux clichés conformistes. C’est l’essence-même de ce dessin animé : cela précisément qui a plu au grand public, biberonné aux Disney traditionalistes. Si les contes de fées sont des allégories enfantines de notre société, la parodie proposée par Shrek a donc elle aussi un message plus large, celui de s’accepter tel que l’on est, a fortiori lorsqu’on ne rentre pas dans les normes imposées. 

Un sous-texte qui résonne encore aujourd’hui, alors que la bande-annonce de Shrek 5 fait polémique. En cause, une théorie des internautes, selon laquelle l’un des enfants de Shrek serait transgenre. Dreamworks n’a pas encore réagi, mais si toutefois la théorie était avérée, chamboulerait-elle vraiment l’univers de Shrek ?

L’info en + : Dreamworks a produit de nombreux films d’animation cultes, parmi lesquels les géants Kung-Fu Panda, Madagascar, Dragons… Fin 2024, c’est le film Le Robot Sauvage qui a remporté tous les suffrages par son histoire sensible et son esthétique époustouflante, le propulsant dans les nominations aux Oscars du meilleur film d’animation.


Shrek, de Andrew Adamson et Vicky Jenson. Durée : 1h30. Avec Mike Myers, Cameron Diaz, Eddie Murphy… A voir dès 7 ans.

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