Une femme élève seule ses enfants, Petite et Grand. Aimante, elle n’en est pas moins débordée par le comportement fantasque de sa fille, bourrée de tics et souvent inintelligible. Un soir, exténuée par sa journée de travail et pensant ses enfants endormis, elle téléphone à une amie pour lui confier ses difficultés. Une conversation dont Petite ne perd pas une miette.
Un conte qui tient du Petit Poucet et d’Hansel et Gretel
Il y a autant du Petit Poucet que d’Hansel et Gretel dans ce spectacle qui parle du handicap aux enfants – plus précisément du syndrome Gilles de La Tourette. L’autrice et metteuse en scène Félicie Artaud a en effet mixé les lignes forces de ces « contes d’enfants perdus dans la forêt » pour en raconter un autre, moderne, onirique et féminin.
Le personnage de Petite tient donc du Petit Poucet, que l’on croit chétif et bêta, mais dont la différence l’aide finalement à se tirer d’affaire. Et comme dans Hansel et Gretel, l’histoire repose sur la relation complice avec le grand frère, ici un adolescent narcissique qui voit sa popularité impactée par l’étrangeté de sa sœur.
Dans la forêt où ils sont soudain réunis, terrifiante pour lui, émancipatrice pour elle, ils rencontrent une ogresse qui les poussera chacun à dire comment ils vivent et ressentent le handicap.
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