Une devan­ture rigo­lote avec un arbre qui se déploie. À l’in­té­rieur, un décor d’ara­besques aux couleurs pétantes. Bien­ve­nue chez Croque­li­nottes, une librai­rie jeunesse où on a le droit de se poser sur le canapé ou sur le tapis pour feuille­ter un ouvrage, sans forcé­ment l’ache­ter. Dans les rayons, le clas­se­ment est comme chez les géné­ra­listes, pour que chacun y trouve son compte : litté­ra­ture, album, poli­cier, art, docu­men­taire, acti­vité manuel­le… « Ce qui est fabu­leux, c’est de se rendre compte que les livres accom­pagnent le déve­lop­pe­ment de l’en­fant et les moments forts de la vie. On vient pour fêter un anni­ver­saire, cher­cher une belle histoire du soir à parta­ger, trou­ver un ouvrage qui aborde la nais­sance d’un petit frère ou d’une petite sœur. Derniè­re­ment, une dame grave­ment malade nous a demandé de faire une sélec­tion en litté­ra­ture jeunesse pour sa petite-fille. Elle souhaite conti­nuer de lui trans­mettre, même après son décès, de belles choses. C’est pour nous une grande respon­sa­bi­lité et cela nous a beau­coup touchés », confie Aman­dine, fonda­trice de la librai­rie. Chez Croque­li­nottes, qui dispose d’une vaste arrière-salle avec une verrière, tout est aussi prétexte pour faire la fête du livre toute l’an­née : conteurs, éveil musi­cal, lectures apéros et dédi­caces, bal livresque, ateliers avec les Mamou­ch­kas… Le 9 novembre, l’in­vi­tée spéciale sera l’as­so­cia­tion Inkoo­zing pour un atelier deux en un, couture et séri­gra­phie.

Aude Spil­mont