Le Peuple de la nuit, mis en scène par Franck Berthier, permet que l’une des pages les plus sombres de notre histoire ne soit jamais balayée et nous rend vigi­lants. 

Inspi­rée de faits réels, cette pièce écrite par Aïda Asghar­za­deh relate le destin de trois femmes dépor­tées dans un camp de concen­tra­tion et qui décident d’en­trer en résis­tance. Puisant au plus profond d’elles-mêmes la force de survivre, elles vont mettre en place une orga­ni­sa­tion clan­des­tine et déployer des trésors d’ima­gi­na­tion. Actes de sabo­tage, soli­da­rité, recettes de cuisine auxquelles on se raccroche pour ne pas sombrer…

Sensible, émou­vant, ce spec­tacle en noir et blanc est le fruit d’une longue enquête auprès de survi­vants. Traversé d’hu­mour, il nous trans­met aussi une formi­dable envie de vivre.

Blan­dine Dauvi­laire.