Le festi­val Mois­son d’avril a 10 ans mais ne s’as­sa­git pas pour autant ! En 2014, cette bien­nale qui décline la marion­nette dans tous ses états affiche une program­ma­tion musclée. Voici quelques pépites à ne pas rater, le reste du gise­ment est à décou­vrir dans le programme complet de l’évé­ne­ment.

• Dès 3 ans : Avec L’His­toire du char­meur de serpent, la compa­gnie L’œil du cyclope offre un bel exemple de l’art tradi­tion­nel indien. Cette fable qui prône la musique comme moyen de rassem­bler les hommes est accom­pa­gnée, pour ceux qui le souhaitent, d’un docu­men­taire sur une famille de marion­net­tistes du Rajas­than (dès 7 ans).

• Dès 5 ans : traduc­tion très libre et clow­nesque de La Petite Marchande d’al­lu­mettes, le spec­tacle Virgi­nie Nati des étoiles fait souf­fler un vent burlesque sur les objets animés. Par la compa­gnie belge Karya­tides.

• Dès 7 ans : quand le théâtre d’ombres s’em­pare du Petit Poucet et adopte le point de vue de l’ogre, il y a comme Un caillou dans la botte. Une histoire drôle et profonde imagi­née par Traver­sant 3.

• Dès 8 ans : la compa­gnie A pratique un théâtre d’objets savou­reux qui conjugue humour et mani­pu­la­tion cise­lée. Si Chambre 26égrène des souve­nirs frag­men­tés enfer­més dans une boîte, Ma foi(présenté le même soir, dès 10 ans) porte un regard mali­cieux sur la reli­gion.

• Dès 8 ans : grâce aux objets animés, Scopi­tone & Cie revi­site de manière un peu barrée les histoires mythiques. Cette fois, c’est Juliette + Roméo = AESD (amour éter­nel sans divorce) qui fait les frais de leur imagi­na­tion débri­dée. On les retrou­vera aussi en clôture du festi­val.

• Dès 9 ans : une vieille femme convoque ses souve­nirs. À l’aide de ruban adhé­sif, elle dessine ses paysages inté­rieurs… Artiste russe virtuose, Polina Bori­sova signe avecGO ! l’un des spec­tacles les plus tendres du festi­val.

• Dès 12 ans : renouant avec la langue subver­sive du Guignol des origines, La Vie des pov’­gants de la compa­gnie Friiix ne fait pas dans la dentelle.

• Dès 15 ans : Anti­gone d’Ul­rike Quade. 

Blan­dine Dauvi­laire