Parce qu’on lui a souvent repro­ché de ne pas avoir le profil escompté, Thomas Lebrun, danseur à la silhouette ronde­lette, a imaginé un spec­tacle futé sur le thème de la diffé­rence. Usant d’hu­mour et de finesse, le choré­graphe aborde de manière décom­plexée la ques­tion du vivre ensemble quand on est « trop » ou « pas assez ». Sur scène, il réunit quatre danseurs aux parcours et physiques non cali­brés qui font vite explo­ser les appa­rences. Timide, vantard, malha­bile, grand, petit… ces filles et ces garçons bour­rés de talent ont bien plus à offrir que leur simple image. Par leurs mouve­ments et leurs chan­sons ils rappellent qu’il faut s’ac­cep­ter tel que l’on est, aimer les autres pour ce qu’ils sont. Et pour que cet hymne à la tolé­rance soit univer­sel, le spec­tacle est traduit en langue des signes. Joyeux, sensible et déci­dé­ment hors normes. 

Blan­dine Dauvi­laire