Beau­coup plus joyeuse que celle des four­ni­tures, voici la liste des plus beaux spec­tacles de la saison à voir en famille. Et ça démarre fort avec une bien­nale de la danse qui s’an­nonce enthou­sias­mante. Un peu plus tard, les scènes accueille­ront des artistes venus de tous les hori­zons : certains jongle­ront avec des éclats de rire, d’autres feront dialo­guer musique et cinéma, quelques marion­nettes poin­te­ront le bout de leur nez, des contes et des légendes pren­dront vie, il y aura même des bulles de savon, du jazz, de l’opéra. Il y aura surtout des batte­ments de cœurs, des yeux qui brillent, des « Oh ! » et des « Ah ! ». Ces précieux moments de bonheur aident les enfants à chemi­ner dans un monde chahuté. Ils nour­rissent leur imagi­na­tion et leur donnent envie de déve­lop­per leurs talents. À vous de choi­sir selon leurs goûts et leurs âges. Bonne rentrée à tous ! Par Blan­dine Dauvi­laire.


• Dès 2 ans

Le Petit bain, marion­nettes (créa­tion)

À partir de mousse de bain, légère et éphé­mère, Johanny Bert stimule l’ima­gi­naire des tout-petits. Dans cette matière où les volumes et les espaces de jeu ne cessent de se réin­ven­ter évolue une petite marion­nette. Un spec­tacle qui s’an­nonce d’une grande déli­ca­tesse.

En février au TNG – Les Ateliers (Presqu’île).

• Dès 3 ans

Wax, comment sortir du moule ?, Théâtre d’objets.

Justine Maca­doux coule de la cire chaude dans des moules pour fabriquer de petits person­nages iden­tiques. Mais la matière lui résiste et les bons­hommes qui ‘’sortent du moule’’ sont tous diffé­rents. Justine va décou­vrir que la diffé­rence engendre de joyeuses surprises. Une pièce très créa­tive conçue par Renaud Herbin.

En mai au TNG (Vaise).


La Petite Taupe, ciné-concert

Imagi­née par le peintre et illus­tra­teur ZdenÄ›k Miler, La Petite Taupe est deve­nue l’un des person­nages les plus popu­laires du cinéma d’ani­ma­tion tchèque. Pour accom­pa­gner les six courts-métrages proje­tés en version ciné-concert, Paul Gous­sot impro­vise en direct à l’orgue, tandis que Damien Laquet (la voix offi­cielle des Lapins crétins) et Julien Bais­sat (brui­teur) donnent vie aux person­nages.

En avril à l’Au­di­to­rium de Lyon.

• Dès 4 ans

Pop up garden, danse – arts numé­riques

Deux jardi­niers-danseurs évoluent dans un paysage virtuel inter­ac­tif. Grâce à leurs mouve­ments, les images proje­tées sur le sol s’animent et se trans­forment en végé­taux pleins de poésie. En s’ins­pi­rant des travaux du bota­niste Gilles Clément, la compa­gnie TPO sème des graines de rêve.

En octobre au théâtre Théo Argence.


Clinc !, théâtre de bulles

De l’eau, du savon, quelques instru­ments et beau­coup d’ima­gi­na­tion sont à l’ori­gine du nouveau spec­tacle de la compa­gnie Pep Bou. Une féerie où des centaines de bulles de savon irisées, géantes ou minus­cules, souf­flées, étirées, croi­sées, démul­ti­pliées de la plus folle des façons, finissent toujours par écla­ter en faisant « clinc ! ». Drôle et magique.

En janvier au théâtre de Vénis­sieux.


• Dès 5 ans

Circus inco­gni­tus, solo de clown – acro­ba­ties

Jamie Adkins est de retour avec le spec­tacle qui l’a fait connaître dans le monde entier. Clown, jongleur, équi­li­briste, gaffeur plein de charme, cet artiste passé par le célèbre Cirque Éloize de Montréal est irré­sis­tible. En équi­libre sur une échelle, armé d’une corde ou d’une valise, il trans­forme ses maladresses en véri­tables prouesses. Un Buster Keaton des temps modernes.

En décembre au théâtre des Céles­tins.

 

Le Carna­val jazz des animaux, jazz

Les 17 musi­ciens de The Amazing keys­tone big band revi­sitent avec humour le célèbre Carna­val des animaux de Camille Saint-Saëns. Prenant appui sur le texte réécrit pour l’oc­ca­sion par Taï-Marc Le Thanh, ils nous emmènent à la décou­verte des diffé­rents styles de jazz. Du blues au swing, du be-bop au free jazz, ces facé­tieux inter­prètes livrent une version décoif­fante qui donne envie de danser.

En janvier au théâtre de Ville­franche et à l’opéra-théâtre de Saint-Étienne et en février à l’Au­di­to­rium.

 

Rock & goal, danse (créa­tion)

De son passé de gymnaste, le choré­graphe Michel Kele­me­nis a conservé une gestuelle tonique et musclée. Dans cette créa­tion dédiée au jeune public il s’in­ter­roge : la danse est-elle une disci­pline spor­tive ou artis­tique ? Sur scène, quatre inter­prètes fans de kung-fu, base­ball, tennis et danse s’af­frontent, puis s’al­lient et finissent par danser en toute liberté le Rock & goal.

En janvier à la Maison de la danse.


• Dès 6 ans

Le Cantique des oiseaux, théâtre d’ombres – danse – musique

Fati­gués par le chaos qui règne sur terre, des milliers d’oi­seaux partent à la recherche de la Sîmorgh, seul être capable de rame­ner la paix. Auré­lie Morin s’ins­pire d’un poème soufi du XIIe siècle pour compo­ser ce spec­tacle initia­tique qui entre­mêle théâtre d’ombres, musique et danse.

En mars au Théâtre de Ville­franche.


Tutu, danse

Bour­rés d’hu­mour et de talent, les six hommes de la compa­gnie Chicos Mambo font explo­ser les codes choré­gra­phiques. En vingt tableaux burlesques, super­be­ment dansés, ils paro­dient tous les registres, du Lac des cygnes (sur pointes !) au tango, en passant même par le haka. Irré­sis­tible.

En novembre à la Maison de la danse.

 

Influence, cirque du Cambodge

Subtil mélange de tradi­tions khmères et d’arts du cirque, le spec­tacle de

l’école de cirque de Phare Ponleu Selpak est excep­tion­nel. D’abord par la qualité des numé­ros qui s’en­chaînent à un rythme effréné. Mais aussi par l’ori­gi­na­lité de l’en­semble. Sans oublier le projet humain qui sous-tend cette aven­ture, initiée par une ONG cambod­gienne. Chapeau !

En mars au théâtre de Vénis­sieux, proposé conjoin­te­ment par le centre cultu­rel Char­lie-Chaplin de Vaulx-en-Velin, le Tobog­gan de Décines, l’es­pace Albert Camus de Bron et le Pola­ris de Corbas.


4×4 Ephe­me­ral archi­tec­tures, ballet jonglé

Les fabu­leux jongleurs de la compa­gnieGandini Juggling sont de retour avec un spec­tacle épous­tou­flant qui fait aussi appel à des danseurs clas­siques. Le croi­se­ment de ces deux disci­plines donne nais­sance à des tableaux d’une beauté et d’une préci­sion folles. Un bijou.

En mai à l’es­pace Albert-Camus.


Leo, théâtre et cirque

Enfermé dans une boîte, un acteur-acro­bate est filmé en gros plan par une caméra incli­née. La juxta­po­si­tion des images proje­tées en direct se révèle aussi spec­ta­cu­laire que drôle, surtout quand l’ar­tiste se met à écrire à l’en­vers, nager contre un mur ou danser à l’ho­ri­zon­tal. Une mise en scène signée Daniel Brière.

En décembre au Radiant-Belle­vue.

• Dès 7 ans

Triiio, clowns (créa­tion)

Fritz et Félix accueillent leur cousin Piola venu d’Amé­rique du sud. Aux retrou­vailles chaleu­reuses succède une annonce émou­vante : Piola va bien­tôt mourir. Parta­gés entre l’en­vie de faire la fête et le besoin de se confier, les trois clowns de la compa­gnie Les Nouveaux Nez passent du rire au drame.

En février au Tobog­gan.


L’En­fant et les Sorti­lèges, opéra

Écrite par Colette et compo­sée par Maurice Ravel, cette fantai­sie lyrique ryth­mée avec humour est idéale pour faire décou­vrir l’opéra aux enfants. Grâce aux effets spéciaux utili­sés par Grégoire Pont, l’œuvre se révèle aussi ludique que féerique.

En novembre à l’opéra de Lyon.

 

L’His­toire du soldat, ciné-concert

Véri­table chef-d’œuvre du cinéma d’ani­ma­tion du dessi­na­teur R.O. Blech­man. Sur la musique de Stra­vinsky, les person­nages déli­ca­te­ment tracés se chargent d’émo­tion.

En novembre à l’Au­di­to­rium de Lyon.


College, ciné-concert

Un bijou du cinéma muet des années 1920 réalisé par Buster Keaton. Pour accom­pa­gner les acro­ba­ties burlesques du héros, Timo­thy Brock a composé une musique origi­nale.

En janvier à l’Au­di­to­rium de Lyon.


L’Oi­seau de feu, théâtre et musique

Grâce au théâtre d’ombres de la compa­gnie Teatro Gioco Vita, le célèbre conte se pare de poésie. En décembre à l’Au­di­to­rium de Lyon.


Venavi, théâtre

Selon une légende afri­caine, les jumeaux ne doivent pas être sépa­rés. Si l’un vient à dispa­raître, il faut fabriquer un venavi (statuette) en sa mémoire dont l’autre pren­dra soin. À partir d’un texte fort, Olivier Letel­lier a composé une pièce magni­fique qui rappelle combien il est impor­tant de mettre des mots sur les trau­ma­tismes pour aider les enfants à se construire.

En avril au théâtre Théo Argence.

 

Tête haute, théâtre

Aban­don­née par ses parents, une jeune prin­cesse gran­dit dans la forêt où elle apprend tous les mots du diction­naire sans en connaître le sens exact. Il lui faudra traver­ser une série d’épreuves pour se libé­rer de la peur. Grâce à la vidéo, Cyril Teste magni­fie le conte initia­tique de Joël Jouan­neau.

En mai au théâtre de la Renais­sance.



• Dès 8 ans

Monsieur Croche, spec­tacle musi­cal (créa­tion)

Les musi­ciens de l’en­semble Les Nouveaux Carac­tères aiment faire décou­vrir la musique baroque aux enfants. Dans ce nouveau spec­tacle qui s’ins­pire du person­nage de Claude Debussy, ils font appel au théâtre, à la magie et à la tech­no­lo­gie numé­rique. Une passe­relle musi­cale entre hier et aujourd’­hui.

En janvier au théâtre de la Croix-Rousse.

 

Des Châteaux en Espagne, théâtre

Quand deux groupes d’in­di­vi­dus ne parta­geant ni la même langue ni la même culture se rencontrent, la musique et la danse font parfois des miracles. Les mots de Philippe Dorin mis en scène par Sylviane Fortuny invitent à décou­vrir l’autre sans a priori.

En novembre au Théâtre de Ville­franche et en mars au théâtre de la Renais­sance.


Pixel, danse, cirque et images numé­riques

Le choré­graphe Mourad Merzouki fait dialo­guer la danse hip-hop, le cirque et les images numé­riques d’Adrien Mondot et Claire Bardainne, pour nous trans­por­ter dans un univers de pure poésie. Sur une musique d’Ar­mand Amar, les inter­prètes évoluent dans des paysages virtuels de toute beauté et nous font éprou­ver des sensa­tions verti­gi­neuses. Un chef-d’œuvre envoû­tant.

En novembre au Théâtre de Ville­franche, en décembre à la Maison de la danse, en mai à l’opéra-théâtre de Saint-Étienne.

 

Moby Mick, cirque et clown

Clown, acro­bate, danseur et musi­cien, Mick Hols­beke a croisé le chemin des plus grands cirques contem­po­rains (Les 7 doigts de la main, Le Cirque Plume) avant de créer ce solo. Il y parle de son clown inté­rieur, ce double épris de liberté qui habite chacun d’entre nous et ne demande qu’à s’ex­pri­mer.

En février au Théâtre de Ville­franche.

 

Buchet­tino, théâtre

Dans une cabane obscure équi­pée de 50 petits lits en bois, une conteuse invite les spec­ta­teurs à se glis­ser sous les draps pour écou­ter l’his­toire du Petit Poucet. À l’ex­té­rieur, l’am­biance sonore du conte est recréée en direct. Tempête qui se déchaîne, petits cailloux qui grincent, pas de l’ogre qui appro­che… L’ima­gi­na­tion galope et suscite de déli­cieux fris­sons. Une fabu­leuse expé­rience orches­trée par la Socìe­tas Raffaello Sanzio.

En janvier au TNG (Vaise).


Borg et Théa, opéra (créa­tion)

Les musi­ciens du Quatuor Béla et du trio La sous­trac­tion des fleurs se sont asso­ciés pour créer ce conte futu­riste, mis en scène par Jean Lacor­ne­rie. Ils nous plongent dans un monde où les humains ont dû s’adap­ter au réchauf­fe­ment clima­tique, en vivant sous l’eau ou sous la terre. Un opéra qui mêle burlesque et merveilleux.

En mai au théâtre de la Croix-Rousse.

 

Cirko­po­lis, cirque

Virtuose et poétique, le nouveau spec­tacle du Cirque Éloize a pour décor une ville-usine déshu­ma­ni­sée. Entou­rés de projec­tions vidéo, les 11 inter­prètes se lancent dans des acro­ba­ties renver­santes. Voltiges, jonglage, contor­sions, mât chinois, roue Cyr, roue alle­man­de… la troupe surdouée impose sa joie à une cadence enle­vée.

En octobre à la maison de la danse.


• Dès 10 ans

Corre­ria / Agwa, Hip-hop, samba et capoeira

Depuis leur créa­tion en 2006 à la bien­nale de la danse, ces deux pièces excep­tion­nelles ont fait le tour du monde et enthou­siasmé tous les publics. Diri­gés par Mourad Merzouki, 10 danseurs issus des fave­las de Rio animés d’une éner­gie incan­des­cente, d’une rage de vivre et d’un talent fou, entre­mêlent hip-hop, samba, capoeira sur des musiques élec­tro ou de la bossa nova. Leur danse acro­ba­tique abso­lu­ment unique enflamme la scène dans Corre­ria, tandis que pour Agwa, ils évoluent avec flui­dité au milieu des rangées de gobe­lets d’eau qui jonchent la scène. Un programme jubi­la­toire.

En décembre à la maison de la danse.


Le conte d’hi­ver, théâtre musi­cal (recréa­tion)

Philippe Car entouré des comé­diens-musi­ciens de son Agence de Voyages Imagi­naires, nous proposent une nouvelle adap­ta­tion de la pièce de Shakes­peare. Avec la fantai­sie qui les carac­té­rise, ils glissent de la musique, du merveilleux, de la magie dans ce spec­tacle,  trans­forment la tragé­die en comé­die foraine et font triom­pher l’amour. Un tour­billon joyeux d’une grande inven­ti­vité.

En mai au théâtre de la Renais­sance.


• Dès 11/12 ans

Boome­rang, hip-hop (créa­tion)

Depuis plusieurs années, le choré­graphe Bouba Landrille Tchouda déve­loppe une gestuelle forte au service de thèmes enga­gés. Les ados adorent, les parents ne se font pas prier pour les accom­pa­gner. Annoncé comme son spec­tacle le plus hip-hop, cette nouvelle créa­tion réunit huit danseurs d’ex­cel­lence. Inspi­rée du boome­rang, leur danse qui traverse l’es­pace se veut une réponse à la violence qui anime l’homme. Émotions fortes en pers­pec­tive.

En novembre au Tobog­gan.



• Dès 13 ans

L’Oi­seau vert, Théâtre

De retour dans sa ville après 18 ans de guerre, un roi découvre que sa femme a été enfer­mée sous l’évier des cuisines du palais par la reine mère. Et que ses enfants, deux magni­fiques jumeaux, ont été recueillis (après une tenta­tive d’as­sas­si­nat) par un couple de char­cu­tiers qui ignorent leur royale ascen­dan­ce… Tota­le­ment déli­rante, la pièce de Carlo Gozzi créée en 1765, multi­plie les invrai­sem­blances pour le plus grand bonheur des spec­ta­teurs qui vont de surprises en surprises. La mise en scène et la scéno­gra­phie de Laurent Pelly renforcent la dimen­sion merveilleuse de cette fable, qui se moque allè­gre­ment de la philo­so­phie des Lumières et des puis­sants.

En décembre au TNP.

 

Murs, théâtre musi­cal (créa­tion)

Après Médina Mérika, Abdel­wa­heb Sefsaf se lance dans un nouveau spec­tacle musi­cal sur le thème des murs. Entouré de Jérôme Richer pour l’écri­ture et Georges Baux pour la musique, le comé­dien-chan­teur s’in­ter­roge sur toutes les formes de murs que les hommes ne cessent de construire, depuis que celui de Berlin est tombé. De sépa­ra­tion, de honte, de paix, de sécu­ri­té… Ces fron­tières qui gagnent aussi les esprits font des ravages dans tous les pays. L’ar­tiste les dénonce sur fond de musique élec­tro-ethnique et donne une dimen­sion poétique à son propos poli­tique.

En novembre au théâtre de la Croix-Rousse et en décembre à la Comé­die de Saint-Etienne.


• Festi­val Nos futurs, imagi­ner demain

Le Théâtre Nouvelle Géné­ra­tion lance la première édition de Nos futurs, un événe­ment bien­nal qui s’ins­crit dans la program­ma­tion d’oc­tobre à décembre. «  Il s’agit d’ob­ser­ver le réel, d’af­fron­ter des thèmes d’aujourd’­hui, et par le prisme de la fiction d’abor­der des problé­ma­tiques d’an­ti­ci­pa­tion », précise Joris Mathieu, direc­teur du TNG. « Autour des spec­tacles, des ateliers, des confé­rences, nous souhai­tons donner la parole aux jeunes, susci­ter des débats  ». Si Nos futurs adresse un clin d’œil évident à la géné­ra­tion punk des années 80, c’est pour souli­gner la néces­sité de « reprendre les chemins risqués de l’uto­pie pour poser fron­ta­le­ment la ques­tion de la construc­tion de futurs possibles, par la créa­tion de terri­toires artis­tiques et poli­tiques dans lesquels se confrontent les points de vue, les esthé­tiques et les diffé­rentes géné­ra­tions.  » Créé en colla­bo­ra­tion avec le Lieu Unique à Nantes, le TJP à Stras­bourg et le théâtre Am Stram Gram de Genève, ce nouveau rendez-vous affiche une program­ma­tion labé­li­sée dont voici les temps forts.

• Dès 6 ans : Cosmos 110. À la croi­sée du théâtre, de la créa­tion sonore et de l’as­tro­phy­sique, Élodie Ségui nous fait parta­ger sa fasci­na­tion pour l’es­pace. En bidouillant les sons qu’elle collecte sur terre, elle compose une sympho­nie à desti­na­tion des habi­tants du cosmos.

• Dès 8 ans : Suna­mik pigia­lik? Quand un ours polaire confronté à la fonte de la banquise

sombre dans la déprime, quatre comé­diens tentent de trou­ver des solu­tions. La compa­gnie Verti­cal détour ques­tionne notre capa­cité à chan­ger le monde.

• Dès 9 ans : Hiki­ko­mori, le refuge. Créée l’an dernier par Joris Mathieu, cette fable d’an­ti­ci­pa­tion s’in­té­resse au jeune Nils qui vit reclus dans sa chambre, et dont le compor­te­ment suscite l’in­com­pré­hen­sion de ses parents. Équipé d’un casque audio, chaque spec­ta­teur accède selon son âge à l’un des trois points de vue propo­sés : celui du père, de l’en­fant ou de la mère. Si l’usage des nouvelles tech­no­lo­gies habi­le­ment maîtri­sées crée des images de pure poésie, le texte manque parfois de profon­deur et les person­nages d’épais­seur. Hiki­ko­mori intrigue de bout en bout mais nous laisse sur notre faim.

• Dès 14 ans :

Pôle nord (carto­gra­phie 4). Cette confé­rence théâ­tra­li­sée, animée par Frédé­ric Ferrer, fait partie d’un recueil de 5 carto­gra­phies consa­crées aux  boule­ver­se­ments du monde. Nour­rie d’enquêtes sur le terrain et de rencontres avec des spécia­listes, elle met en lumière la situa­tion du Pôle nord dans ce qu’elle a de plus inquié­tante et tente d’ou­vrir des pers­pec­tives posi­tives.

– Wow ! (carto­gra­phie 5) : chan­ge­ment clima­tique, menace d’as­té­roïdes, colli­sion inter­ga­lac­tique… partant du prin­cipe que le temps de l’es­pèce humaine sur terre est compté, Frédé­ric ferrer s’in­té­resse cette fois aux possi­bi­li­tés pour l’homme de vivre ailleurs. Peut-être même chez les extra­ter­restres. Une confé­rence tota­le­ment loufoque à ne surtout pas prendre au premier degré !

Corps diplo­ma­tique : cinq astro­nautes amateurs, dont un jour­na­liste, embarqués dans une navette spatiale, doivent créer une pièce de théâtre pouvant s’adres­ser à d’hy­po­thé­tiques aliens. Dans cette farce déjan­tée, plus philo­so­phique qu’il n’y paraît, Halory Goer­ger injecte de grandes rasades d’uto­pie et une fantai­sie à toute épreuve.

D’oc­tobre à décembre au TNG et en novembre au théâtre de la Renais­sance.