Imagi­nez la pièce de Molière jouée par un seul comé­dien. Avec une éner­gie folle et un sacré culot, Guillaume Bailliart relève le défi et livre une perfor­mance éton­nante. En donnant vie à sept person­nages, il s’offre une orgie d’alexan­drins proche de la transe textuelle. Manière de cerner au plus près le héros mani­pu­la­teur mû par ses désirs. Et de mettre en lumière les fulgu­rances de cette comé­die atem­po­relle.

Par Blan­dine Dauvi­laire