La Chance sourit à Madame Ninuko : notre coup de cœur

Durée : 1h37 • Sortie : 8 juin. (dès 9 ans)

Madame Ninuko et sa fille s’ins­tallent dans un village de pêcheurs qu’elles ne connaissent pas. En terre incon­nue, elles doivent toutes deux se faire adop­ter par la commu­nauté. Mais Madame Ninuko ne passe pas vrai­ment inaperçue. Volu­bile et bien en chair, c’est un person­nage hors normes qui ne cache pas son appé­tence pour la bonne nour­ri­ture et prend beau­coup de place dans la vie de sa fille, plus timo­rée publique­ment. Au cœur de ce récit géné­reux, qui suit l’évo­lu­tion de cette mère et de son adoles­cente, se cache une réflexion sur la valeur intrin­sèque des êtres humains et sur le véri­table amour. Hymne à la vie et aux plai­sirs de la table, La Chance sourit à Madame Nuniko invite à dépas­ser les a priori et à savou­rer chaque instant de l’exis­tence, en dépit des épreuves qu’elle place en travers de notre chemin. 

Adapté de l’œuvre best-seller de Kanako Nishi, auteure récom­pen­sée de plusieurs prix litté­raires très convoi­tés au Japon, La Chance sourit à Madame Ninuko a tapé dans l’œil de Sanma Akashiya, un célèbre présen­ta­teur et humo­riste nippon. Tombé sous le charme de cette histoire, il a ressenti le désir de l’adap­ter en long-métrage. Pour concré­ti­ser ce projet, il s’est offert le fleu­ron de l’anima­tion japo­naise en confiant la réali­sa­tion à Ayumu Wata­nabe, révélé avec Les Enfants de la mer (2019), qui portait déjà un regard tendre sur ses person­nages, et la direc­tion de l’ani­ma­tion à Keni­chi Koni­shi, un ancien élève du Studio Ghibli ayant fait des merveilles sur Le Conte de la Prin­cesse Kaguya. Enclin à oser une certaine liberté graphique, le réali­sa­teur s’af­fran­chit du cadre clas­sique imposé aux dessins pour propo­ser un film d’ani­ma­tion où se mêlent des réfé­rences à de grands clas­siques (de Mon voisin Totoro à Kramer contre Kramer) et des moments de folie dignes du cartoon. 

Film Swing
Swing © Mala­vida – Pyra­mide

Swing

Durée : 1h27 min. • Sortie : 8 juin. (dès 9 ans)

 Tourné au cœur d’une commu­nauté manouche séden­ta­ri­sée en banlieue de Stras­bourg, avec une majo­rité d’ac­teurs non profes­sion­nels recru­tés sur place – et parmi eux quelques musi­ciens recon­nus –, Swing de Tony Gatlif est un hommage au jazz, élément fonda­teur de la culture tzigane, qui évoque en creux les épreuves traver­sées et notam­ment le géno­cide subi.

Festif et chaleu­reux, le film suit un jeune garçon, Max, qui durant ses vacances esti­vales chez sa grand-mère se prend de passion pour le jazz. À la recherche d’une guitare, il se tourne vers Miraldo, un petit prodige qui consent à lui donner des cours. Durant cet appren­tis­sage, il se rapproche de la commu­nauté et plus parti­cu­liè­re­ment de Swing, une jeune fille au carac­tère indomp­table. Cette ode au jazz manouche est une radio­gra­phie singu­lière et authen­tique du quoti­dien des gens du voyage. 

L’Anniversaire de Tommy
L’An­ni­ver­saire de Tommy © DR

L’An­ni­ver­saire de Tommy

Durée : 1h14 • Sortie : 8 juin. (dès 3 ans)

Le petit Tommy, jeune lape­reau enthou­siaste vivant aux abords d’une forêt avec sa famille, s’ap­prête à fêter son cinquième anni­ver­saire. Malheu­reu­se­ment, sa petite sœur Agnès est fiévreuse, ce qui contra­rie les plans de sa famille et le déçoit parti­cu­liè­re­ment. Tandis que ses parents sont contraints d’ac­com­pa­gner la cadette chez le méde­cin, Tommy, resté seul à la maison, décide de partir dans la forêt avec ses doudous.

Doux et bien­veillant, L’An­ni­ver­saire de Tommy est une aven­ture dont le vision­nage par les tout-petits pourra s’avé­rer enri­chis­sant dans leur appren­tis­sage des repères tempo­rels. Quant aux plus grands, possi­ble­ment aînés d’une fratrie, ils compren­dront que l’amour paren­tal ne se partage pas comme un gâteau d’an­ni­ver­saire, mais qu’il vient, au contraire, réchauf­fer les cœurs de chaque membre de la famille. 

Article rédigé par Thomas Périllon • Photo d’ou­ver­ture : © Moviz