Depuis vingt ans, l’Ins­ti­tut d’art contem­po­rain de Villeur­banne accueille, à chaque Bien­nale, les œuvres de la Jeune créa­tion inter­na­tio­nale : un rendez-vous qui vaut vrai­ment le détour dans ce musée agréable à visi­ter en famille, par ses bonnes dimen­sions et son espace d’ac­cueil baigné de lumière. On peut voir cette année une dizaine d’ins­tal­la­tions, pein­tures, sculp­tures, photos et vidéos signées par de jeunes artistes du monde entier qui, eux aussi, ont plan­ché sur le thème de la fragi­lité.

Entrer dans le ventre d’une baleine

Ce sont les instal­la­tions qui se révèlent les plus acces­sibles aux enfants, à commen­cer par celle du lyon­nais Pierre Unal-Brunet, qui les immerge dans le ventre d’une baleine. On découvre, échouées de part et d’autre de ses osse­ments, de drôles de créa­tures sculp­tées à partir de maté­riaux de récu­pé­ra­tion peints et recou­verts de coquillages. Même effet « waouh » devant l’uni­vers fantas­ma­go­rique de Louise Merve­let, habité d’étranges sculp­tures et de dessins au sol, semblant consti­tués d’élé­ments orga­niques et végé­taux douce­ment éclai­rés.

Justin Bieber s’in­vite dans l’expo

Ambiance inti­miste aussi dans la chambre d’ado recons­ti­tuée par Jimmy Beauquesne qui, dans un ensemble de voiles impri­més et d’illus­tra­tions, traite du fait d’être fan de Justin Bieber. Autre salle, autre ambiance, avec l’uni­vers coloré d’Olof Marsja dont les sculp­tures figu­ra­tives à l’al­lure bien­veillante – quoiqu’un peu déran­geante – évoquent le peuple lapon dont il est origi­naire, long­temps colo­nisé par la Suède. En famille, on évitera d’ou­vrir la petite porte que l’on devine derrière la vidéo d’un plan fixe de femme parmi les arbres : elle donne accès aux écrits déchi­rants de Maïté Marra sur la mort d’un enfant.

Par la forme ou la couleur, les marmots en pren­dront plein les mirettes, visi­tant l’expo à leur rythme, munis du livret conçu pour eux par le musée, à moins d’op­ter pour la très chouette visite famille, suivie d’un atelier, propo­sée un dimanche par mois.

Olof Marsja, A Bunch of Sculp­tures Preten­ding Every­thing Is Normal, 2019–2022
Cour­tesy de l’ar­tiste – © Blan­dine Soulage

Jeune créa­tion inter­na­tio­nale, dans le cadre de la 16e Bien­nale d’art contem­po­rain, jusqu’au 31 décembre 2022, à l’IAC, 11 rue Docteur Dolar, Villeur­banne. Tél. 04 78 03 47 00. i-ac.eu
Ouvert du mercredi au vendredi de 14h à 18h, le samedi et le dimanche de 13h à 19h. Visite en famille les dimanches 9 octobre 2022, 20 novembre 2022 et 4 décembre 2022, à 15h30.
Tarifs : 12 et 20 € (10 et 18 € en ligne), gratuit pour les – 15 ans. Visite en famille (dès 6 ans) : 2 € /enfant et 7 € /adulte.


Article rédigé par Clarisse Bioud • Photo d’ou­­­ver­­­ture : Pierre Unal-Brunet, Amber Grease, 2022 Cour­tesy de l’ar­tiste © Blan­dine Soulage