Sorti en France en 1984, Karaté Kid : le moment de vérité réalisé par John G. Avildsen, est le premier film d’une franchise relatant les histoires de Daniel LaRusso, un adolescent américain.
Tout juste arrivé dans sa nouvelle ville, les ennuis viennent à lui lorsqu’il entame une relation avec Ali, l’ex-copine de Lawrence, une brute du club de karaté du coin, le Cobra Kai.
Avec son gang, ils malmènent Daniel à plusieurs reprises, jusqu’à l’intervention du gardien d’immeuble, monsieur Miyagi, qui le tire du pétrin grâce à ses talents de karaté.
Ce dernier accepte de transmettre son art à Daniel, à condition que cela lui serve à se défendre et non à se venger. En parallèle, Miyagi convient avec le professeur du Cobra Kai que ses élèves épargnent son protégé jusqu’à ce qu’ils puissent s’affronter lors du tournoi de la ville.
En apprenant le karaté auprès de Miyagi, Daniel évolue, gagne en maturité et en confiance.
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« Karate Kid ne parle pas de karaté »
Autant le dire tout de suite, l’atout principal du film n’est sûrement pas son scénario – pour le moins prévisible et simpliste – qui se résume à un affrontement du bien contre le mal. Ce n’est pas non plus dans les rares scènes de combats, dont les amateurs de karaté notent le manque de réalisme.
L’essentiel est ailleurs : les valeurs des arts martiaux telles qu’elles sont représentées, sont, elles, bien fidèles à la réalité. « Karate Kid ne parle pas réellement de karaté », avait d’ailleurs assumé le réalisateur.
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Le film nous emporte notamment par la profondeur du lien qui unit Daniel et son sensei (« le maître » en japonais). Une relation touchante, presque paternelle, s’établit entre le jeune garçon, élevé par une mère seule, et Monsieur Miyagi, dont la femme et le fils sont morts durant la Seconde Guerre mondiale dans les camps d’internement de Japonais qui ont ouvert aux USA après Pearl Harbor.
Deux visions qui s’opposent
Maître Miyagi enseigne le karaté à Daniel avec des valeurs aux antipodes de celles du Cobra Kai, dont le maître est un vétéran de la guerre du Viêt Nam. Évoquant en creux les conséquences dramatiques de la guerre, Karate Kid enseigne en plus aux enfants que la violence ne mène à rien.
Focalisé sur l’état d’esprit des arts martiaux plus que sur la dimension sportive, il ne manquera pas de susciter en chacun l’envie d’enfiler un kimono !
L’info en plus :
Des scènes inédites des répétitions et des castings ont été publiées par le réalisateur sur YouTube en 2010 dans la discrétion la plus totale. Les fans de Karaté Kid l’ont découvert par hasard des années plus tard.
Par Quentin Lanteaume
Karate Kid. Durée : 2h06. Dès 8 ans
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