Dans les années 40, à Londres, la guerre bat son plein et les bombardements incessants de l’armée allemande inquiètent de plus en plus Mrs. Pevensie. La mère de famille décide alors d’envoyer ses enfants à la campagne, pour les mettre à l’abri en attendant que la paix revienne.
La malédiction d’un hiver sans fin
Désormais résidents d’un grand manoir typiquement anglais, appartenant à un mystérieux professeur et sa terrible gouvernante, Peter, Susan, Edmund et Lucy, se livrent à toute sorte de jeux d’enfants pour passer le temps. Lors d’une partie de cache-cache, Lucy, la plus jeune, trouve dans une armoire abandonnée la meilleure des cachettes. Cherchant à se blottir tout au fond, elle vient à toucher… une branche de sapin enneigée !
Elle vient de pénétrer le royaume de Narnia. Au beau milieu d’une forêt, au pied d’un réverbère qui n’a pas sa place ici, elle rencontre le faune Tumnus qui lui révèle la malédiction qui pèse sur son monde, tombé depuis 100 ans dans un hiver éternel. Lorsque Lucy, revenue auprès de ses frères et sœur, leur raconte tout, aucun d’eux ne la croit. Mais quelques jours plus tard, un coup du sort les amène tous dans le royaume de Narnia. Ils apprennent alors être les élus d’une prophétie annonçant la fin de l’hiver et la défaite de la terrible Sorcière Blanche.

Magie du scénario, magie des images
Sorti dans les salles le 21 décembre 2005, Le Monde de Narnia : Le Lion, la Sorcière blanche et l’Armoire magique est le premier volet d’une trilogie tirée de l’œuvre éponyme de C. S. Lewis. Là où les livres de l’auteur britannique s’ouvrent volontiers à de nombreuses métaphores bibliques — notamment avec le personnage du lion Aslan, figure quasi-divine à bien des moments -, le film mise, lui, sur la magie, omniprésente sur les terres de Narnia. Une magie que l’on ressent surtout dans la première partie du film. Difficile en effet de ne pas s’émerveiller en même temps que Lucy qui, faisant ses premiers pas dans ce nouveau monde, y rencontre des animaux qui parlent ! L’atmosphère est enchanteresse, même si les combats pourront effrayer les trop jeunes spectateurs.
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Là où d’autres contes pour enfants restent dans un univers uniquement fictif, Narnia impose de jeunes héros confrontés à des problématiques contemporaines, auxquels les spectateurs peuvent s’identifier. Mais en créant un portail vers un monde magique, à travers un objet aussi banal qu’une armoire, le film offre aux enfants l’espoir qu’un jour, eux aussi puissent être choisis pour partir à l’aventure. Il ne leur reste plus qu’à étudier le fond des placards de la maison : Narnia appelle toujours quand on s’y attend le moins.
L’info en plus sur Le Monde de Narnia
Bien que son nom ne dise a priori pas grand chose, Andrew Adamson, réalisateur des deux premiers Narnia, est loin d’être inconnu. En effet, quelques années avant de s’attaquer à l’adaptation de l’œuvre de C. S. Lewis, le Néo-zélandais réalisait… Shrek (et le 2 aussi !).
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Le Monde de Narnia, chapitre 1 : Le Lion, la Sorcière blanche et l’Armoire magique, d’Andrew Adamson. Dès 8 ans. Durée : 2h20. Avec Tilda Swinton et les voix de Liam Neeson, Michael Madsen, Rupert Everett… en V.O.
Par Tristan Gayet
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