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Candy, Antoine, Daphné, Margot et Thomas

Publié le 06/04/2020

Chaque semaine que durera ce confinement, Grains de Sel part à la rencontre d’une famille vivant à Lyon ou ses environs. Elle nous partage son expérience de cette période, les coups de mou comme les beaux moments, mais aussi ses idées pour tenir le coup et ce qu’elle espère pour la suite. C’est au tour de Candy, Antoine et leurs enfants de répondre à nos questions … sur Whatsapp.

Si la déprime vous guette en cette quatrième semaine de confinement, un simple appel à Candy et Antoine devrait vous remettre le moral d’aplomb. Installés dans un appartement spacieux et lumineux de la place Sathonay (Lyon 1er), ces parents de trois enfants, âgés de 12 à 7 ans, mesurent leur chance chaque jour: “On a pris le parti de profiter de ce moment imposé en famille”.

Et pourtant ce n’était pas gagné, car dès le début du confinement, Candy et les siens ont attrapé le Coronavirus. Ce qui était plus préoccupant dans son cas puisqu’elle est diabétique: “J’ai eu peur quand j’ai eu une très forte fièvre. J’ai appelé ma diabétologue qui m’a confirmé que c’était bien le Covid-19 et que je devais m’isoler des autres”, explique Candy. Après avoir passé quelques jours confinée dans le confinement, Candy a repris du poil de la bête et même eu l’impression que “sortir de cet isolement [l’]aiderait à aller mieux.

Maintenir un cadre

Les enfants ont pu avoir peur à cette période et, pour les rassurer, leurs parents leur ont permis de dormir où et avec qui ils voulaient, durant tout le confinement. Pour le reste, ils ont mis au point une organisation qui, jusqu’à maintenant, tient bien la route: “On essaie de se tenir à des horaires, on se lave tous les jours et on s’habille pour déjeuner!” annonce Antoine.

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Tout le monde se lève donc entre 9 et 10 heures et s’attèle à ses devoirs, de 5e (Daphné), CM1 (Margot) et CE1 (Thomas). C’est Antoine qui joue les enseignants, même si la collégienne est autonome. Candy, elle, s’occupe des courses, tous les deux jours, en privilégiant les commerçants de quartier. “Moi qui suis une adepte des sites marchands, j’ai pris le parti de ne plus rien commander en ligne”, précise-t-elle. La jeune femme peut aussi piocher dans les stocks du Candy Cookie*, le coffee shop qu’ils tiennent avec Antoine depuis bientôt 12 ans. “C’est vrai que le fait d’avoir été tous malades rend les choses plus faciles, je ne passe plus un temps fou à désinfecter mes produits une fois rentrée à la maison! “ reconnaît Candy. Avec son compagnon, elle reprend plaisir à cuisiner tous les jours – “Les enfants n’ont jamais aussi bien mangé!” – pour des repas “fédérateurs” qui structurent la journée: “Je me surprends à faire comme mes grands-parents: anticiper le menu du repas suivant!” sourit Antoine. 

Si l’après-midi comprend souvent une deuxième session de devoirs, elle est aussi consacrée au sport. Antoine fait du vélo connecté et coache ses enfants sur un tapis, avec l’aide de vidéos Youtube. Les écrans n’apparaissent pas comme un problème, même pour Thomas, “le petit accro de la famille” qui, paradoxalement, en consomme plutôt moins que d’habitude. Peut-être se retient-il pour la séance cinéma du soir, dédiée aux “grandes sagas: les Star Wars, les Harry Potter et les Marvel Avengers, dans l’ordre évidemment.”

Candy et Antoine devant le Candy Cookie

Ne pas se prendre la tête

Il n’y aurait donc aucune ombre au tableau, même professionnellement? “On a décidé de ne pas se prendre la tête, affirme Antoine. Cette période passée auprès des enfants permet de se remettre en question.” Candy et Antoine ont donc décidé de profiter de cet intermède, plus ou moins long, pour prendre le temps de vivre: “Paradoxalement, je trouve parfois ces journées moins anxiogènes que celles que je passe à bosser”, confie Antoine, avant d’ajouter: “On a baissé notre niveau de consommation et puis, on n’a pas de salariés: ça change tout. Par ailleurs, on avait ouvert un crédit pour faire des travaux, alors au pire, on piochera dans la réserve.” 

Non, décidément rien n’altèrera l’optimisme d’Antoine et Candy, qui raccrochent de cette conversation peu avant 20 heures pour gagner leur fenêtre et applaudir les soignants.

L’un des gâteaux à déguster au Candy Cookie


*Candy Cookie, 20 rue Lanterne, Lyon 1er. candycookie.fr

Par Clarisse Bioud

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