Quelle belle décou­verte que celle propo­sée par le musée de l’Im­pri­me­rie, avec une expo­si­tion consa­crée à l’ar­tiste tchèque contem­po­rain Eduard Ovcá­cek. Son œuvre allé­go­rique, d’une puis­sante beauté plas­tique, montre comment la liberté s’écrit en toutes lettres. Avec lui, les enfants pour­ront décou­vrir l’in­fini poten­tiel graphique de maté­riaux qui leur sont fami­liers : les lettres, les chiffres, les mots et les signes. C’est avec eux qu’Ovcá­cek compose des estampes, pein­tures, collages et sculp­tures d’une fulgu­rante expres­si­vité.

Gaufrage, marquage au feu, eaux-fortes, ses estampes aux tech­niques diverses sont parti­cu­liè­re­ment impres­sion­nantes et touchent à la poésie concrète. Certes, la dimen­sion poli­tique du travail d’Ovcá­cek, figure de la dissi­dence artis­tique sous le régime commu­niste, n’est pas la plus acces­sible aux enfants. Peu importe. Son œuvre a une portée univer­selle qui touche petits et grands. Elle témoigne de la force d’un langage qui relie les hommes aux hommes.

Aude Spil­mont