Incar­nant tous les person­nages de l’œuvre de Sophocle, Valé­rie Bour­net glisse de l’hu­mour à l’émoi dans une perfor­mance remarquable. L’in­gé­nieuse mise en scène joue avec les mots et se déploie dans un décor poétique. Les maquillages de clown tiennent le tragique à distance sans jamais le rendre anec­do­tique. Dire non et tenir bon, quitte à mourir pour ses idées… la pièce n’a jamais semblé aussi actuelle. 

Blan­dine Dauvi­laire