Que vous soyez passé à côté d’un film culte lors de sa sortie en salle ou que vous ayez envie de parta­ger un bon moment de cinéma avec vos enfants, la rubrique Mon ciné-club vous propose de (re)décou­vrir des films incon­tour­nables, faciles à déni­cher et à vision­ner en famille, abso­lu­ment. Ce mois-ci : Mon Voisin Totoro, de Hayao Miya­zaki.

Deux petites filles viennent s’ins­tal­ler avec leur père dans une grande maison à la campagne afin de se rappro­cher de l’hô­pi­tal où séjourne leur mère. Elles vont décou­vrir l’exis­tence de créa­tures merveilleuses, mais très discrètes, les toto­ros.

Mon Voisin Totoro, conte imaginé par Hayao Miya­zaki, fait partie de cette caté­go­rie de films qui donne le sourire aux petits comme aux grands. Produit la même année que Le Tombeau des lucioles de Isao Taka­hata, il est l’un des plus anciens films des studios d’ani­ma­tion Ghibli. Si l’his­toire de Mon Voisin Totoro est aussi forte que sa douceur et son éner­gie sont conta­gieuses, c’est qu’elle déroule un récit univer­sel tout en rendant hommage à la culture japo­naise et à sa vie rurale. En s’ap­puyant sur quelques réfé­rences au boud­dhisme et à la pensée shinto, qui habitent l’oeuvre de Miya­zaki, l’ar­tiste nippon injecte dans le quoti­dien quelques touches de surna­tu­rel pour habiller sa fable réso­lu­ment écolo­giste. Ode à l’en­fance et à l’ima­gi­naire, Mon Voisin Totoro se joue intel­li­gem­ment des écueils qui pour­raient le faire bascu­ler dans la mièvre­rie. La beauté de Totoro est pure et simple, l’en­chan­te­ment est singu­lier. Et la parti­tion musi­cale orga­nique, facé­tieuse et entê­tante compo­sée par Joe Hisai­shi, exacerbe la force d’at­trac­tion de ce long-métrage devenu culte.

Avec cette aven­ture buis­son­nière sans prota­go­niste malé­fique, Miya­zaki invite le spec­ta­teur au rêve et à la poésie en puisant dans ses souve­nirs d’en­fance. Embarquez donc à bord du « chat-bus » et lais­sez-vous empor­ter par l’oni­risme de cette aven­ture tendre, drôle et merveilleuse. Thomas Perillon

Sorti au Japon dans la fin des années 1980, Mon voisin Totoro rencon­tra un tel succès que son person­nage prin­ci­pal, l’ado­rable Totoro, prêtera fina­le­ment son atypique figure au logo des studios Ghibli appa­rais­sant avant chaque long-métrage.