Le public pensait en avoir terminé avec les héros de Toy Story dans un troi­sième épisode qui aurait pu conclure la licence. Mais les studios Pixar ont remis le couvert en créant Forky, une four­chette en plas­tique desti­née à aller à la poubelle, mais qui, fina­le­ment, devient le jouet préféré de Bonnie. En lançant son histoire avec ce person­nage qui refuse sa desti­née, le réali­sa­teur Josh Cooley s’at­tache surtout au dilemme et aux émotions de Woody, quitte à écar­ter sensi­ble­ment le reste de ses compa­gnons.

Véri­table star de ce quatrième volet, le cowboy attire toute la lumière sur lui et c’est aussi pour cela qu’un senti­ment de redite s’ins­talle. En dispo­sant une fois encore son action loin de la chambre d’en­fant, Toy Story 4 joue sur les mêmes ressorts drama­tur­giques que les deux précé­dents épisodes sans en atteindre l’émo­tion. Forky n’est fina­le­ment qu’une astuce scéna­ris­tique pour mieux mettre en valeur l’hon­neur et les valeurs frater­nelles de Woody. Malgré tout, l’hu­mour, le rythme et surtout les person­nages inédits main­tiennent le film d’ani­ma­tion bien au-dessus de la moyenne. 

Si Toy Story 4 réus­sit son pari, c’est avant tout grâce à sa gale­rie de nouveaux jouets, tous plus irré­sis­tibles les uns que les autres : Duke Kaboom, Gabby Gabby, Combat Carl, Giggle McDim­ples… En conser­vant ce qui fait le cœur de Toy Story – conqué­rir, pour chaque person­nage, l’amour d’un enfant – les créa­teurs conti­nuent de placer leur fran­chise au sommet de l’ani­ma­tion.

→ À partir de 5 ans, Durée: 1h40 • Sortie: 26 juin

Par Nico­las Schiavi