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dans la métropole de Lyon
deux élèves l'enseignant Tommy Zielinsky de l'école Sainte-Emilie de Rodat en Isère
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Et si on faisait l’école dehors?

Mis à jour le 26/12/2023
Septembre a sonné la rentrée des classes ! Alors que dans les Monts du Lyonnais ouvrait une école en forêt, dans la métropole de Lyon plus de 200 enseignants ont été formés à faire classe en plein air. Plébiscitée dans les pays du Nord, une école du dehors commence à essaimer en France. Loin de la lubie écolo-bobo, cette pédagogie dans et par la nature repose sur de nombreuses études démontrant ses bénéfices tant sur la santé que sur l’apprentissage des enfants.

« Aujourd’­hui, on vit coupés de la nature : on habite dans des boîtes et les enfants sont enfer­més toute la jour­née dans une autre boîte qui s’ap­pelle une école.  » L’image est forte, mais c’est à dessein que l’em­ploie la Docteure en psycho­lo­gie cogni­tive Nina Kleinsz, cofon­da­trice de l’as­so­cia­tion Les Voies de la forêt à Saint-Martin-en-Haut. C’est qu’en Alle­magne où Nina est née, l’école dehors est chose courante. On y trouve même des forest schools, des écoles en forêt où les élèves apprennent au milieu des arbres. Nées au Dane­mark dans les années 50, ces écoles sont aujourd’­hui plus de 3 000 en Europe, dont la majo­rité répar­tie dans les pays scan­di­naves et en Alle­magne, mais aussi en Écosse, au Royaume-Uni… En France en revanche, l’idée d’une école dans la nature peine à germer.*

L’école les Voies de la forêt © Louise Reymond

Les limites de l’école entre quatre murs

Dans l’Hexa­gone, les tables de multi­pli­ca­tion et règles de gram­maire s’ap­prennent à l’in­té­rieur, assis à son bureau toute la jour­née. Les élèves ne sortent que pour les récréa­tions, 30 minutes dans des cours béton­nées (15 minutes en Élémen­taire !), et les programmes ne laissent que peu de place à des acti­vi­tés en plein air. Faire classe dehors est alors un phéno­mène mino­ri­taire qui tient à l’ini­tia­tive de quelques profes­seurs déter­mi­nés, comme Loeti­tia Raguin et Virgine Sigaud, ensei­gnantes à l’école Lumière (Lyon 8e). Chaque année, les deux maîtresses imaginent un projet stimu­lant pour leurs élèves de CE2. L’an dernier, le projet péda­go­gique s’ar­ti­cu­lait autour d’un pota­ger.

« On met en place des choses pour que les enfants arrivent à l’école contents, sans la boule au ventre, témoigne Loeti­tia. Il n’y a rien de pire que d’avoir des élèves qui pleurent ou qui s’écharpent. » Virgi­nie pour­suit : « On est persua­dées que le bien-être de nos élèves leur permet d’ap­prendre dans de bonnes condi­tions. Les voir au jardin, ça a été une révé­la­tion.  » Pas éton­nant pour Nina : « Les enfants ont besoin de bouger, d’al­ler dehors pour explo­rer, expé­ri­men­ter.  » La Conven­tion inter­na­tio­nale des Droits de l’En­fant recon­naît en effet depuis 1989 l’im­por­tance de lais­ser à l’en­fant du temps pour des acti­vi­tés ludiques, « essen­tielles à [leur] santé et bien-être, et favo­ri­sant la créa­ti­vité, la confiance en soi […] ainsi que les compé­tences physiques, sociales, cogni­tives et émotion­nelles. »

Manque de nature: des consé­quences sur le bien-être et l’ap­pren­tis­sage

Alors, pour faire leur pota­ger, Loeti­tia et Virgi­nie ont obtenu l’ac­cès à un espace vert à 200 mètres de l’école. Puis, à coups de bêche sur leur temps libre, aidées par des parents d’élèves, elles ont donné forme à quatre carrés de jardin. Là, deux après-midi par semaine, elles ont emmené les enfants plan­ter des graines, arro­ser, défri­cher, obser­ver la pousse des plantes et la vie des insectes. « Quand on discute de la nature avec nos élèves, on se rend compte qu’ils ne connaissent pas le nom des légumes, des oiseaux… Pour eux, jouer avec la terre, c’est sale. Il y a une mécon­nais­sance de la nature, car ils passent toujours d’es­pace clos en espace clos sans aucun contact avec elle. »

Une carence de nature de plus en plus recon­nue : « Aujourd’­hui, on parle même du syndrome de manque de nature », confirme Nina. Décrit en 2005 par le jour­na­liste et écri­vain améri­cain Richard Louv, ce syndrome désigne un ensemble de troubles physiques et psychiques liés à un mode de vie trop séden­taire. Consé­quences : en 2018, l’Éduca­tion natio­nale observe une hausse impor­tante depuis 2010 du nombre d’élèves souf­frant de troubles de l’ap­pren­tis­sage (+ 24 %), de troubles du psychisme (+ 54 %) et du langage (+95 %). Enfin, selon une consul­ta­tion natio­nale de l’Uni­cef en 2014, un tiers des enfants et des adoles­cents se disent en souf­france psycho­lo­gique. Un mal-être dû entre autres au harcè­le­ment scolaire et aux problèmes d’adap­ta­tion au système scolaire.

L’école Les Voies de la forêt © Louise Reymond

Le risque zéro avant tout

Ce manque de nature, l’école y parti­cipe par un cadre rigide qui peine à se réin­ven­ter et élève au-dessus de tout le prin­cipe du risque zéro pour les enfants*. Une respon­sa­bi­lité qui pèse sur les ensei­gnants et les décou­rage à sortir avec les élèves : « On s’est enli­sés dans des demandes d’au­to­ri­sa­tion qui sont des garde-fous et qui font qu’on a petit à petit enfermé les enfants dans des locaux », regrette Virgi­nie Sigaud. Ainsi, depuis 1995, la fréquence et la durée des classes vertes ont dimi­nué.

Cette peur du risque est aussi à l’ori­gine de la déser­ti­fi­ca­tion des cours de récréa­tion, où les arbres et les balançoires se font rares pour éviter les bobos. « On est arrivé dans un système où la sécu­ri­sa­tion des enfants est deve­nue l’enjeu numéro un, peut-être aux dépens de leur épanouis­se­ment et des appren­tis­sages de la vie, note Stépha­nie Léger, adjointe char­gée de l’édu­ca­tion à la Ville de Lyon. Mais un enfant enfermé pendant six heures, est-ce vrai­ment les meilleures condi­tions d’ap­pren­tis­sage ? Et pourquoi il n’au­rait pas le droit d’ap­prendre dehors ? »

À Lyon, des ensei­gnants formés à l’école en plein air

En 2020, le Covid montre en effet les limites de l’école enfer­mée. Au sein de l’Acadé­mie de Lyon, la conseillère péda­go­gique dépar­te­men­tale Yvette Lathui­lière initie alors un plan de forma­tion sur l’école dehors, co-orga­nisé par l’Éduca­tion natio­nale et la Métro­pole de Lyon. Ouverte à 30 ensei­gnants, la forma­tion récolte 302 inscrits à l’échelle de la métro­pole ; 219 ensei­gnants ont fina­le­ment été formés l’an­née dernière, dont 40 à Lyon, issus d’écoles élémen­taires et mater­nelles publiques. L’enjeu : comprendre les béné­fices d’un cadre natu­rel sur l’ap­pren­tis­sage et savoir évaluer les risques poten­tiels d’un lieu. Une forma­tion recon­duite cette année en janvier, forte de son succès. Finan­cée par la Métro­pole de Lyon, elle est dispen­sée par des asso­cia­tions envi­ron­ne­men­tales.

La Ville s’ins­crit elle aussi dans ce projet en faci­li­tant l’ac­cès des classes aux lieux de nature. Pour cela, elle travaille avec les espaces verts à carto­gra­phier les endroits les plus adap­tés pour la classe dehors. D’autres aspects sont encore en réflexion, comme la ques­tion du maté­riel. « D’où l’in­té­rêt de créer un réseau qui mette en lien les ensei­gnants pour qu’ils échangent les bonnes pratiques et nous fassent remon­ter les besoins  », explique Stépha­nie Léger. La Métro­pole ambi­tionne ainsi de deve­nir un impor­tant réseau de l’école publique en plein air.

À la Duchère, des cher­cheurs étudient les béné­fices de l’école dehors

Pour Yvette Lathui­lière, il y a bien « une prise de conscience des besoins de l’en­fant et du bien-être des élèves. M. Blanquer recon­nais­sait à la rentrée 2021 qu’“il y a une vertu péda­go­gique à faire classe en plein air.” » Elle-même s’y est inté­res­sée dès 2019 en inscri­vant deux écoles de La Duchère dans une recherche-action initiée par le Réseau école nature (REN) pour alimen­ter les études sur le sujet. De septembre 2019 à mars 2020, accom­pa­gnés par des cher­cheurs du labo­ra­toire d’études des méca­nismes cogni­tifs de l’Uni­ver­sité Lyon 2, des ensei­gnants ont emmené leurs élèves de CE1 faire classe au parc du Vallon une après-midi par mois. Suspen­due par le Covid, l’étude doit reprendre bien­tôt, mais « des béné­fices ont déjà été mesu­rés sur l’at­ten­tion des enfants et sur le climat scolaire », rapporte la conseillère.

Un terrain riche en appren­tis­sages

Tommy Zielinsky, lui, n’a pas attendu le Covid pour emme­ner ses CP dans la nature : tous les lundis matin, cet ensei­gnant à l’école Joaness Lacroix en Isère enseigne dehors. « En sciences, les états de l’eau, on peut les obser­ver dans la nature, les toucher. On dit que c’est incor­poré ; vécu par le corps. Voilà pourquoi on retient souvent mieux quand on apprend dans la nature.  »

Cette récep­ti­vité, Loeti­tia Raguin et Virgi­nie Sigaud l’ont elles aussi obser­vée chez leurs élèves : « Au pota­ger, iIs se sentent bien plus concer­nés par les acti­vi­tés.  » Peu à peu, elles ont donc délo­ca­lisé certaines matières au jardin. « Quand ils n’ont pas une feuille devant eux, ils pensent qu’ils ne travaillent pas, sourit Virgi­nie. Des fois, en fin de jour­née, ils disaient : “Mais on n’a pas fait le travail !” Et en fait, on avait étudié le cycle de vie des insectes parce qu’ils avaient vu des cocci­nelles s’ac­cou­pler, puis trouvé des œufs… » « Des choses qu’en classe on aurait faites sur une fiche et qui auraient été moins stimu­lantes, pour­suit Loeti­tia. Là, on était dans le concret, l’ex­pé­rience. »

Les bien­faits d’ap­prendre dehors pour la santé physique et psychique des enfants

La nature offre donc des occa­sions de relier les programmes scolaires, mais aussi des condi­tions d’ap­pren­tis­sage favo­rables du fait de leurs effets sur la santé physique et mentale. Passer du temps dans la nature permet par exemple de réduire l’an­xiété, qui nuit à la concen­tra­tion, mais aussi de faire de l’acti­vité physique et par là de régu­ler ses frus­tra­tions – les études font état d’une dimi­nu­tion des compor­te­ments agres­sifs et du harcè­le­ment dans les écoles en plein air. Arbres, cailloux et branches sont enfin autant d’op­por­tu­ni­tés pour les enfants de déve­lop­per leur imagi­na­tion, leur connais­sance et leur coopé­ra­tion. L’Édu­ca­tion natio­nale encou­rage désor­mais l’école dehors et pour s’ini­tier, les ensei­gnants peuvent trou­ver des ressources sur Édus­col ou Réseau Cano­pée

L’école Les Voies de la forêt © Louise Reymond

La péda­go­gie par la nature

Tommy, lui, va plus loin en s’in­té­res­sant à la péda­go­gie par la nature (PPN). Cette péda­go­gie alter­na­tive repose sur sept piliers, parmi lesquels « un lieu natu­rel et inspi­rant  » où se rendre de manière régu­lière. Tommy mène donc ses élèves tous les vendre­dis dans une forêt qu’il a déni­chée à 400 mètres de l’école. Là, il laisse à ses élèves un temps de jeu libre, autre point clé de la PPN avec la prise de risque mesu­rée, qui permet aux élèves de rele­ver des défis qu’offre la nature pour apprendre à gérer le risque et déve­lop­per la confiance en soi.

Le péda­gogue par la nature doit donc savoir s’ef­fa­cer tout en assu­rant la sécu­rité. En PPN, on privi­lé­gie aussi le proces­sus au résul­tat, et le programme, flexible, est pensé selon les besoins indi­vi­duels et collec­tifs. Comme la péda­go­gie Montes­sori à ses débuts, la PPN est encore peu connue en France. « Mon inspec­trice n’en voyait pas du tout l’in­té­rêt, rapporte Tommy. Elle pensait qu’on n’ap­prend rien en construi­sant une cabane.  »

Une école en forêt dans les Monts du Lyon­nais

Pour­tant à Saint-Martin-en-Haut, une école fait le pari de la PPN. Cofon­dée par Nina Kleinsz et Julie Cotte-Rosiak, la forest school Les Voies de la forêt a accueilli en septembre ses premiers élèves. Pour y accé­der, il faut marcher quelques minutes à travers les bois. Alors appa­raît une vaste clai­rière cernée de grands arbres. Le pano­rama est apai­sant ; c’est là que se tien­dra la classe en toute saison, même en hiver. Lors de jours de grand vent ou de lourdes chutes de neige, dange­reux en forêt, la classe se fera dans les locaux, à cinq minutes à pied. Lors de cani­cules, la végé­ta­tion appor­tera la fraî­cheur qui manque aux écoles des villes.

Préser­ver la zone de déve­lop­pe­ment maxi­male des enfants

Pour l’heure, il fait bon. Aux parois du canapé fores­tier, où les enfants prennent place le matin et à la fin de la jour­née pour le cercle de partage, pendent les cartables. Au milieu des arbres, un tableau ardoise indique la date du jour. Sur les tables, des glands dispat­chés dans des boîtes et des petites chouettes en pomme de pin témoignent des acti­vi­tés du matin : atelier de comp­tage et décou­verte des oiseaux. Il est 10h, les enfants sont en jeu libre, sous le regard de Julie, péda­gogue par la nature, et Lou, ensei­gnante. Nina, la direc­trice, en profite pour expliquer : « Le jeu libre, c’est le moment pour nous d’ob­ser­ver les enfants pour cerner leurs centres d’in­té­rêt et leur niveau pour leur propo­ser ensuite des acti­vi­tés dans leur zone de déve­lop­pe­ment proxi­male, c’est-à-dire qui ne soit ni trop facile, ni trop diffi­cile.  »

L’école Les Voies de la forêt © Louise Reymond

Des enfants maîtres de leur appren­tis­sage

Là, des enfants construisent une cabane. Ici, un petit garçon a trouvé un scara­bée : « Prends-le douce­ment pour pas lui faire mal  », enjoint-il à sa petite sœur qui le réclame. Certains arbres arborent un bandeau rouge : c’est signe qu’il ne faut pas se tenir dessous, car des branches peuvent tomber. D’autres sont cein­tu­rés de foulards blancs : ce sont les arbres doudous, auprès desquels les enfants peuvent aller se ressour­cer quand ils se sentent mal. Natha­naël a choisi un grand chêne, au pied duquel il a amassé des trésors : un escar­got, des pierres brillantes, un bâton pointu pour creu­ser la terre… Soudain, un cri de bergère reten­tit dans la clai­rière : c’est le signal pour les élèves de se regrou­per. Une tripo­tée d’en­fants sort alors des bois en courant.

Les ateliers diri­gés reprennent. Les 22 élèves se répar­tissent en deux groupes ; les Cocci­nelles de 3 à 6 ans et les Chevreuils de 7 à 10 ans. « On part de la nature pour faire les mêmes exer­cices qu’à l’école clas­sique. Pour la lecture, on leur demande de cher­cher dans la nature des éléments qui commencent par le son M. Mais ici, les enfants sont dans un cadre qui éveille leur curio­sité et leur donne envie d’ap­prendre », explique Julie. « On essaie de faire en sorte que l’en­fant soit acteur de son appren­tis­sage, ajoute Nina. Si on lui dit le nom d’un arbre, il l’ou­blie aussi­tôt. Alors que s’il pose la ques­tion et qu’on lui permet de trou­ver les infor­ma­tions par lui-même en propo­sant un livre ou en obser­vant la nature, ça le marquera. »

Peut-on déve­lop­per les fonda­men­taux avec la PPN ? Nina rassure les scep­tiques : « On ne fait pas n’im­porte quoi ! Notre but, c’est d’ame­ner les enfants vers les compé­tences du socle commun, c’est une obli­ga­tion. On a seule­ment le libre choix des méthodes. » Et le charme de la forêt opère : « C’est mon école !  » s’ex­clame fière­ment Cassio­pée, 4 ans. Céleste aussi préfère celle-ci à son ancienne, « car il y a moins de béton ». Une maman béné­vole est ravie d’y avoir inscrit ses trois enfants : « Ils n’étaient pas bien dans leur ancienne école : ils rentraient le soir éner­vés et on a eu des problèmes de harcè­le­ment… Main­te­nant, ils vont à l’école avec le sourire ! »

Un choix éduca­tif et finan­cier

Quel est le coût finan­cier de cet épanouis­se­ment pour les parents ? Nina le sait, « le reproche qu’on fait souvent aux écoles alter­na­tives, c’est que ça coûte cher, car nous sommes hors contrat. » Pour inscrire son enfant à l’école des Voies de la Forêt, il faut comp­ter 3 600 euros l’an­née. Mais les rentrées d’argent des forma­tions à la PPN et des ateliers en forêt que propose l’as­so­cia­tion permettent de bais­ser les coûts d’ins­crip­tion pour les familles moins aisées. De plus, une caisse de soli­da­rité a été créée, abon­dée par des dons déduc­tibles d’im­pôts. « Contrai­re­ment à ce qu’on pour­rait croire, on a beau­coup de familles d’ar­ti­sans et d’agri­cul­teurs, nuance Nina. Ce sont des familles qui font un choix finan­cier et éduca­tif. »

L’école Les Voies de la Forêt © Louise Reymond

Une tran­si­tion péda­go­gique pour la tran­si­tion écolo­gique

Car au sein de l’as­so­cia­tion Les Voies de la forêt, on croit à une tran­si­tion écolo­gique par la tran­si­tion éduca­tive. « On entend beau­coup de discours sur les éco-gestes, explique Nina. On préfère prendre un autre chemin : en amenant les enfants à un contact régu­lier avec la nature, on crée avec elle un lien fort, et un élan de protec­tion. » Le même désir porte dans leur profes­sion Tommy, Virgi­nie et Loeti­tia : « Avec l’été qu’on vient de passer, on va peut-être recon­si­dé­rer ces initia­tives qui rendent l’en­fant atten­tif au monde qui l’en­toure et sensible à la nature. »


*D’a­près les recherches de Matthieu Chéreau et Moïna Fauchier Dela­vigne à lire dans L’En­fant dans la nature, pour une révo­lu­tion verte de l’édu­ca­tion. Éditions Fayard.

deux élèves l'enseignant Tommy Zielinsky de l'école Sainte-Emilie de Rodat en Isère
Les élèves de l'enseignant Tommy Zielinsky de l'école Sainte-Emilie de Rodat en Isère © T. Zielinsky

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