La ville est deve­nue l’en­vi­ron­ne­ment de la majo­rité de nos enfants. Parmi ces jeunes pousses, pour­tant si sensibles aux gazouillis des oiseaux et aux varia­tions des saisons, 70 % vivent en zone urbai­ne*. Grains de Sel a souhaité s’in­té­res­ser à l’in­ci­dence du phéno­mène d’ur­ba­ni­sa­tion sur leur déve­lop­pe­ment. Mais aussi, aux solu­tions pour réin­tro­duire la faune et la flore au milieu du béton. 

Les enfants adorent crapa­hu­ter en riant au milieu des rochers ou contem­pler l’im­men­sité de la mer et le remous des vagues, décon­nec­tés de tout, sauf de l’ins­tant. Ils grimpent sans peur aux branches d’un arbre ou examinent avec concen­tra­tion la progres­sion d’une colo­nie de four­mis. C’est indé­niable, la nature est indis­pen­sable à leur éveil. Par « nature  », nous enten­dons quan­tité de réali­tés – animaux, végé­taux, miné­raux, milieux – réunies toutes en un écosys­tème. Écosys­tème auquel l’hu­main appar­tient, et pour­tant : « Aujourd’­hui, la plupart des enfants affrontent une enfance dé-natu­rée avec des consé­quences peut-être redou­tables pour eux-mêmes, mais aussi pour les lieux qu’ils quali­fient de chez eux », constate Scott D. Samp­son, paléon­to­logue, auteur du livre Comment élever un enfant sauvage en ville**. 

L’homme, animal « dé-naturé »

Comment l’hu­main s’est-il progres­si­ve­ment extrait de la nature, adop­tant tantôt une posture de supé­rio­rité, tantôt d’ob­ser­va­tion, mais en se posi­tion­nant toujours « à côté »? Il y a bien sûr derrière cela, des siècles de moder­ni­sa­tion, de civi­li­sa­tions bâties, monu­ments édifiés, cités indus­trielles et temples de la consom­ma­tion érigés. Édith Planche, ethno­logue et cher­cheure au labo­ra­toire Envi­ron­ne­ment Ville Société (EVS) de l’Univer­sité de Lyon, insiste sur ce point dans son livre Éduquer à l’en­vi­ron­ne­ment par l’approche sensible : « Homo Sapiens reste le colo­ni­sa­teur suprême qui se situe au sommet de la chaîne. »

Au-delà de cette notion de « domes­tiquer  » la nature, elle constate un phéno­mène plus insi­dieux, toute­fois bien carac­té­ris­tique du progrès : « L’hu­main cherche à ratio­na­li­ser la nature. C’est le prin­cipe de la science : se couper de ses émotions pour mieux obser­ver le monde. Parfois, cela peut avoir du posi­tif. Mais il est bon aussi de recréer des liens en vivant une expé­rience sensible. » Paral­lè­le­ment à cela, nous, parents, avons parfois parti­cipé à l’éloi­gne­ment de nos enfants d’avec la nature, sans même en avoir conscience.

L’ac­com­pa­gne­ment, un point indis­pen­sable

Anne-Louise Nesme, socio­logue lyon­naise, forma­trice auprès des profes­sion­nels du champ éduca­tif, céra­miste et autrice, nous éclaire sur ce point. « Il est indis­pen­sable que nous accom­pa­gnions nos enfants pour leur apprendre la prudence, mais sans les empê­cher de faire leurs propres expé­riences. Car il ne s’agit plus alors de prudence, mais de crainte. Nous privons ainsi les enfants de la possi­bi­lité qu’ils s’éprouvent par eux-mêmes, dans leurs corps, leurs sens et dans leurs ressources aussi. » Ainsi peu à peu, l’espace physique de nos petits cita­dins, au nom du prin­cipe de prudence trop vite invoqué, se réduit, souvent limité à leur chambre, espace clos qui rassure. « Progres­si­ve­ment, c’est de la rue et du dehors que les enfants ont été peu à peu éloi­gnés, limi­tant par là même l’am­pli­tude de leurs jeux dans l’es­pace physique », relate la socio­logue. Restrei­gnant donc forcé­ment le contact avec la nature. « À l’ex­té­rieur, il se passe des choses de l’ordre de l’im­prévu. Je crois qu’on a besoin de réap­prendre à se lais­ser surprendre. »

Mère Nature et nos enfants

Pierre Atha­naze, vice-président de la Métro­pole de Lyon, témoigne du besoin d’espaces verts que les cita­dins éprouvent de plus en plus : « Nous nous en sommes plus que jamais rendu compte à la sortie du premier confi­ne­ment, avec un afflux de personnes dans tous les espaces nature de la ville, à la recherche de calme et de pléni­tude : au Grand Parc Miri­bel Jonage, au parc de Parilly, au parc de la Tête d’Or… Socia­le­ment, nous avons besoin de nature; d’une nature de proxi­mité. » Et si le XXIe siècle était celui où nous réta­bli­rons enfin l’hu­main à sa juste place au sein de la nature ? Outre les enjeux envi­ron­ne­men­taux évidents, quels en seraient les béné­fices pour nos enfants ?

Un impact favo­rable sur le bien-être et la forme

Pour Anne-Louise Nesme, ils sont nombreux et variés : « Au niveau de la santé soma­tique en premier lieu, le contact de la nature peut réduire des situa­tions d’obé­sité et même atté­nuer des problèmes de myopie. Mais la nature fait égale­ment du bien à l’en­fant sur le plan de la santé psychique. Elle l’aide notam­ment à régu­ler son stress et à déve­lop­per ses capa­ci­tés d’at­ten­tion. Il y a aussi toute la dimen­sion psycho­so­ciale : la coopé­ra­tion, le renfor­ce­ment de l’es­time de soi… Car dans la nature, on est beau­coup moins soumis au risque d’être en échec. La nature, avec sa variété incroyable de couleurs, matières, formes du vivant, est aussi une source inépui­sable de créa­ti­vité, d’ima­gi­naire, de jeux, de plai­sir. Et fina­le­ment, pour aider nos enfants à mieux comprendre le monde dans lequel nous sommes sommés d’ha­bi­ter, avec d’autres. »

Un insecte pollinisateur
© Thierry Four­nier

Savoir se recon­nec­ter à la nature

Dans son essai, elle revient égale­ment sur les béné­fices des jeux libres en exté­rieur qui déve­lop­pe­ront de nouvelles compé­tences, variables selon le contexte, mais aussi l’âge des enfants : expé­rience senso­rielle ou habi­li­tés fines, par exemple. Dans un monde au rythme effréné, dominé par le digi­tal, se recon­nec­ter à la nature, c’est aussi l’op­por­tu­nité de se relier au cycle de la vie et de profi­ter plei­ne­ment de l’ins­tant présent. Alors que nous cher­chons tant à ratio­na­li­ser le temps, permettre à notre enfant de ralen­tir pour lever le nez vers le ciel et admi­rer le ballet des nuages ou pour obser­ver les insectes à ses pieds sur le chemin de l’école, c’est lui offrir « un senti­ment de “reliance” et d’ap­par­te­nance commune, plus de présence à son corps, à la beauté et à l’ins­tant, dans une tempo­ra­lité longue et conti­nue  », comme l’écrit Anne Louise Nesme. La nature nous enseigne la patience et nous ramène à l’es­sen­tiel, souligne égale­ment Pierre Atha­naze : « Lorsqu’on plante un arbre, plus le temps passe, plus il va vieillir et ses atouts se multi­plier. C’est l’in­verse avec un monu­ment, une route, une voiture, qui se dété­rio­re­ront avec le temps. Ce qui nous oblige d’ailleurs dans nos prises de déci­sion, à avoir une vision à long terme. » 

Objec­tif nature à Lyon et ses envi­rons

Juste­ment, où en est Lyon ? En charge du Plan Nature de la Métro­pole, Pierre Atha­naze répond à cette ques­tion : « Le Plan Nature de Lyon est ambi­tieux, puisqu’il s’agit du plus impor­tant de France, visant à agir sur la biodi­ver­sité, autant que sur le climat. L’un ne va pas sans l’autre. On ne retrou­vera de la fraî­cheur et de la biodi­ver­sité qu’en végé­ta­li­sant. » Un Plan Nature qui se doit d’être ambi­tieux, car, comme l’as­sène Pierre Atha­naze : « Parmi les villes d’Eu­rope de plus de 500 000 habi­tants, Lyon est celle qui connaît le plus impor­tant réchauf­fe­ment clima­tique. C’est lié à sa situa­tion géogra­phique, en hauteur de la vallée du Rhône, à son indus­trie, aux modes de chauf­fage, etc. Il faut évidem­ment agir sur la sobriété pour produire moins de gaz à effets de serre, mais nous n’y arri­vons pas suffi­sam­ment. D’où l’ur­gence à trou­ver des solu­tions pour rafraî­chir et fixer le carbone. » Alors concrè­te­ment, quelles sont les actions mises en place par le biais du Plan Nature ?

Arboretum à Sathonay-Camp
© Thierry Four­nier

« Nous avons créé au cœur de Lyon, Villeur­banne, Vénis­sieux, cinq véri­tables forêts urbaines. Elles vont appor­ter de la fraî­cheur et accueillir plus d’es­pèces animales que si l’on plan­tait la même surface d’arbres morce­lée à diffé­rents endroits. Et c’est inté­res­sant égale­ment pour le captage du carbone : main­tenu non seule­ment dans le bois de l’arbre, mais dans le sol, quand il s’agit d’une forêt. » Si Pierre Atha­naze évoque égale­ment l’agri­cul­ture urbaine, il insiste sur une autre urgence : « En Europe, comme ailleurs, nous avons perdu 80 % de nos insectes polli­ni­sa­teurs. Selon les scien­ti­fiques, si nous n’in­ver­sons pas cette chute, nous n’au­rons plus de polli­ni­sa­teurs d’ici la fin du siècle. Or, ils polli­nisent l’es­sen­tiel des végé­taux de nos régions et ceux que nous consom­mons.

Des consé­quences sur l’éco­lo­gie et le climat

Nous assis­tons à une catas­trophe écolo­gique qui va arri­ver avant même la catas­trophe clima­tique. » Plan­ta­tion d’arbres d’ali­gne­ment, de haies, de forêts urbaines font donc partie des opéra­tions de réin­tro­duc­tion de ces popu­la­tions d’in­sectes indis­pen­sables, car ils nour­rissent égale­ment les oiseaux. Un travail entamé trop timi­de­ment jusqu’à présent. « Long­temps nous avons recensé les espèces sans nous aper­ce­voir que leurs popu­la­tions dimi­nuaient. Or, une espèce dispa­raît quand ses popu­la­tions ont commencé à bais­ser dix, quinze ans avant. Nous travaillons aussi à la réha­bi­li­ta­tion de ce qu’on nomme les “espèces para­pluie” : elles protègent un type de milieu et toutes les espèces qui y vivent. » 

L’im­por­tance de la préven­tion auprès des enfants

Relier les enfants à la nature, c’est aussi prendre conscience, avec luci­dité, de l’urgence clima­tique et de la néces­sité de les sensi­bi­li­ser à ces problé­ma­tiques envi­ron­ne­men­tales ; sans pour autant les effrayer. Car comme le déve­loppe dans son livre Anne Louise Nesme : « Lorsque la nature est évoquée auprès des plus jeunes, c’est bien souvent sous l’angle d’un propos annon­cia­teur de catas­trophes ou en évoquant les espèces d’ani­maux mena­cés (…) Or on ne protège pas ce qui nous est présenté comme un risque, un objet loin­tain ou un espace dange­reux. On protège ce que l’on connaît et recon­naît, ce qui est bon pour nous, ce que l’on a expé­ri­menté et plus encore ce à quoi nous sommes atta­chés, ce qui nous est intime et cher. »

L’en­fant et la nature : un lien aussi crucial que sensible

Alors, que faire au quoti­dien ? Commen­cer par invi­ter la nature en ville, en végé­ta­li­sant nos balcons, jardins, trot­toirs. En créant un compost ou un jardin partagé, en profi­tant du soutien du Grand Lyon qui finance, via le Plan Nature, une partie des travaux de végé­ta­li­sa­tion sur les espaces collec­tifs en pleine terre (à condi­tion d’ha­bi­ter l’une des 59 communes métro­po­li­taines!)*** Et puis, en ralen­tis­sant. « Aller à l’école à pieds, en chan­geant le trajet, en passant par un parc. Prendre le temps de cuisi­ner avec nos enfants : éplu­cher les fruits, les légu­mes… Dans les plis du quoti­dien se logent de nombreuses marges de manœuvre », énonce Anne-Louise Nesme.

La créa­tion d’une amitié avec la nature

En écho, Édith Planche défend l’idée de retrou­ver une forme de pensée sauvage via la poésie et l’art. « En classe verte, on va souvent deman­der aux enfants de clas­ser les espèces, déter­mi­ner les noms de chaque arbre, chaque fleur. Rare­ment de vivre une expé­rience sensible, de rentrer en amitié avec la nature. L’art, la poésie, vont les aider à cela. Car le poète fait silence pour mieux rece­voir, mieux perce­voir. On a besoin des couleurs, odeurs, sons de la nature dans un monde où tout est fonc­tion­nel, même la pensée. On a besoin de ne plus perce­voir seule­ment la nature à travers sa fonc­tion, son utilité. De renouer un rapport affec­tif, car on ne veut pas abîmer ce que l’on aime. Proté­ger la nature ne répon­drait plus alors à un devoir, mais à une envie. » Fonda­trice de l’as­so­cia­tion Sciences et Art (SeA), elle a mis en place une série d’ate­liers à faire avec les petits cita­dins qui peuvent se dérou­ler aussi bien à l’école que dans les centres de loisirs, même en famille, et les a rassem­blés dans son livre. À vous d’ex­pé­ri­men­ter la Balade poético-senso­rielle, ou encore, la Lettre à la terre.

Plantation d'arbres à Saint-Priest, février 2021
© E. Soudan

Le rôle des parents : trans­mettre, parta­ger et écou­ter

Dans cette éduca­tion à l’envi­ron­ne­ment par le biais du sensible, les asso­cia­tions et les écoles jouent un rôle majeur. Mais c’est aussi le cas des parents. Tous sont ce qu’Anne-Louise Nesme appelle des « passeurs de nature » : « Le rôle de l’adulte se trouve en partie dans le fait de convoquer l’en­fant qu’il a été, de parta­ger ses expé­riences, ses souve­nirs. Il s’agit de s’ali­gner aussi sur la curio­sité de l’en­fant, puis­sant moteur d’ap­pren­tis­sage et d’édu­ca­tion.

C’est en les accom­pa­gnant vers de nouvelles formes d’at­ten­tion au vivant que l’on cessera de se posi­tion­ner en préda­teur, en domi­nant et de voir la nature unique­ment comme une forme de ressources. » Basé sur la trans­mis­sion, le partage, le plai­sir, cet enri­chis­se­ment du lien enfant-nature l’est aussi pour la rela­tion parent-enfant elle-même. Et la socio­logue de confir­mer: « Profi­ter de la nature ensemble, permet de se rencon­trer autre­ment; d’abord avec soimême, puis avec l’autre. »

* Selon l’Ins­ti­tut natio­nal de la statis­tique et des études écono­miques (Insee), au 1er janvier 2018, sur 17,7 millions d’en­fants, adoles­cents et jeunes adultes de 3 à 24 ans vivant en France.
** Comment élever un enfant sauvage en ville – L’art et la manière de tomber amou­reux de la nature, Scott D. Samp­son, Éditions Les Arènes.
*** Plus d’in­fos sur le soutien à la végé­ta­li­sa­tion de la Métro­pole : grand­lyon.com/services/nature/vege­ta­li­sa­tion-des-espaces-prives.html 

Notre guide nature

Les acteurs de terrain

• Arthro­po­lo­gia propose à tou·te.s des événe­ments régu­liers et des actions concrètes autour des insectes, des plantes ainsi que la gestion des milieux. arthro­po­lo­gia.org
Des espèces parmi’ Lyon mobi­lise et accom­pagne les habi­tants dans l’amé­na­ge­ment d’es­paces verts, la restau­ra­tion de milieux aqua­tiques urbains… deses­pe­ces­par­mi­lyon.fr
La Ligue pour la protec­tion des oiseaux (LPO) protège et sensi­bi­lise les scolaires et le grand public aux oiseaux et à la faune sauvage en géné­ral. lpo-rhone.fr
La Société protec­trice des végé­taux sauve et vend des plantes de seconde vie pour sensi­bi­li­ser au gaspillage et à la maltrai­tance végé­tale. socie­te­pro­tec­tri­ce­des­ve­ge­taux.com
Graines urbaines anime des ateliers péda­go­giques et ludiques autour de la théma­tique du jardin en ville et possède un jardin parti­ci­pa­tif et péda­go­gique à Vaulx-en-Velin. grai­ne­sur­baines.fr
L’Ar­bor et sens promeut un « écolo­gisme posi­tif » par le biais de stages Cheval & Nature et d’ate­liers parents-bébé. larbo­ret­sens.com
La Maison de l’en­vi­ron­ne­ment regroupe une cinquan­taine d’as­so­cia­tions œuvrant pour la tran­si­tion écolo­gique. maison-envi­ron­ne­ment.fr

Les RDV

La Fête de la nature, du 18 au 22 mai. Cinq jours de mani­fes­ta­tions gratuites dans toute la France. fete­de­la­na­ture.com
La Nuit des forêts, du 17 au 26 juin. Entre culture et nature, décou­vrez les forêts près de chez vous, de jour comme de nuit. nuits­des­fo­rets.com
Entre Rhône et Saône festi­val, du 1er au 3 juillet. Une première édition, parrai­née par Yann Arthus-Bertrand, pour « célé­brer, décou­vrir et proté­ger » les voies d’eau lyon­naises.
Le Mara­thon de la biodi­ver­sité. Dates à venir, en automne. Un chan­tier parti­ci­pa­tif lancé par la Métro­pole pour créer 42 km de haies et 42 mares.

Des lectures

Éduquer à l’en­vi­ron­ne­ment par l’ap­proche sensible, d’Édith Planche, Chro­nique sociale. Une foul­ti­tude d’ate­liers pratiques et ludiques pour favo­ri­ser la rela­tion enfant­na­ture par le biais de l’art. Tous sont extraits de la mallette péda­go­gique créée par l’au­trice pour l’as­so­cia­tion SeA, à dispo­si­tion des écoles et centres de loisirs de Lyon et ses envi­rons. science-et-art.com
Culti­ver la rela­tion enfant-nature, de l’éloi­gne­ment à l’al­liance, d’Anne-Louise Nesme, Chro­nique sociale. Un livre passion­nant, pour analy­ser et culti­ver la rela­tion enfant-nature.
L’Enquête sauvage. Pourquoi et comment renouer avec le vivant, d’Anne-Sophie Novel, Éditions La Sala­mandre/ Coli­bris. Après plus d’un an d’enquête, la jour­na­liste livre des pistes pour se relier au vivant, trans­for­mer nos vies et en faire même un projet de société.

Article rédigé par Vanina Deni­zot • Photo d’ou­ver­ture : © Susie Waroude