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Rentrée cultu­relle 2024: tout ce qu’on a envie de voir avec les enfants

Mis à jour le 12/01/2024
La saison culturelle avait déjà bien commencé à l’automne 2023. Voilà qu’elle continue de plus belle au premier semestre de cette nouvelle année, avec de très belles propositions pour les enfants dans les festivals, au musée et au théâtre. Photos et art contemporain, littérature jeunesse, théâtre, cirque, danse, opéra et magie: découvrez notre sélection de rendez-vous à ne pas louper en famille, de janvier à juillet.

En janvier, ça démarre fort avec quatre super spec­tacles pour les enfants

Cendrillon, la pièce de Pomme­rat à voir dès 10 ans aux Céles­tins

Oubliez la jolie blonde de Disney: il n’est pas ques­tion de prin­cesse dans le Cendrillon de Joël Pomme­rat. L’au­teur et metteur en scène qui avait aussi adapté Le Petit Chape­ron rouge et Pinoc­chio, propose ici une Cendrillon inspi­rée du conte des frères Grimm. Dans cette version, elle est Sandra, une jeune fille dont la mère mourante l’enjoint à penser toujours à elle pour qu’elle ne meurt jamais. Mais ces mots récon­for­tants sont mal compris par sa fille qui s’en fait un devoir, plon­geant dans une spirale de culpa­bi­lité.

Dans une mise en scène léchée, l’on suit le chemi­ne­ment de Sandra, entre sa narcis­sique belle-mère et sa bonne fée aux allures de psycho­logue déglin­guée, jusqu’à sa rencontre avec le prince, petit et extrê­me­ment timi­de… Créée en 2011 mais présen­tée pour la première fois aux Céles­tins, cette Cendrillon à la fois drôle et profonde convoque la portée psycho­lo­gique du conte pour nous parler des peurs et des peines que chacun porte avec soi.

L’en­fant Océan, l’adap­ta­tion en théâtre de marion­nettes du roman de Jean-Claude Mour­le­vat, à voir dès 9 ans

Adapté du roman éponyme de Jean-Claude Mour­le­vat par Frédé­ric Sonn­tag, L’en­fant Océan revi­site très libre­ment le conte du Petit Poucet. Il n’y a pas d’ogre dans cette histoire-là, mais un couple de parents abru­tis et auto­ri­taires qui, ne pouvant plus nour­rir leurs sept fils, décident de les tuer. C’est ce qu’a entendu Yann, le plus jeune d’entre eux, grin­ga­let malin, en espion­nant son père révé­ler son sinistre dessein à sa mère. N’ayant alors qu’un seul but, celui de sauver ses frères, il leur intime de fuir en pleine nuit, vers l’océan…

Pour marquer sa diffé­rence, le héros est incarné par une marion­nette tandis que cinq acteurs inter­prètent tous les person­nages. Un récit initia­tique hale­tant, doublé d’une enquête poli­cière au cours de laquelle chacun va livrer sa version des faits, vidéos à l’ap­pui. 

spectacle l'enfant océan au théâtre Théo Argence Saint-Priest 2024
Le Théâtre Théo Argence programme le spec­tacle L’En­fant Océan en janvier © Éric Miranda

Débor­der, un seul en scène contre la gros­so­pho­bie, à voir dès 11 ans

Frida, une jeune femme grosse, rêve. Même si elle essaie de maîtri­ser son rêve, son incons­cient prend parfois le dessus pour lui renvoyer ce qu’elle subit au quoti­dien: la gros­so­pho­bie. Un gros mot pour les oreilles des personnes comme Frida, que l’on culpa­bi­lise de ne pas avoir un corps conforme aux diktats esthé­tiques. Si elles sont grosses, c’est de leur faute, non? Elles mangent trop et ne se bougent pas assez, c’est sûr!

En dépit de cette petite musique désa­gréable qui siffle à ses oreilles et d’un envi­ron­ne­ment hostile – ne pas trou­ver sa taille en maga­sin, ne pas rentrer dans un fauteuil de cinéma -, Frida tente d’af­fir­mer qui elle est et a le droit d’être. Dans sa quête, elle croise sa mère, sa coach d’aé­ro­bic, un méde­cin ou Leonardo Di Caprio. En partant de l’his­toire intime de Frida, la Cie La Grenade nous amène à consi­dé­rer l’ur­gence d’en­voyer bala­der tout stan­dard physique ou esthé­tique, ainsi que tout préjugé.

Ma couleur préfé­rée, la première pièce pour enfants de David Bobée, à décou­vrir dès 6 ans

Bleu pour les garçons, rose pour les filles; blanc l’es­poir, noir le malheur… Mais au fait, pourquoi en est-il ainsi ? Dans ce spec­tacle choré­gra­phique de David Bobée, la couleur est le point de départ senso­riel d’une réflexion sur nos percep­tions. Grâce à la projec­tion vidéo, la scène est baignée de diffé­rentes couleurs. Les comé­diens survi­ta­mi­nés se disputent pour savoir laquelle est la plus belle, échangent sur les émotions et les images qu’elles font naître en eux… Le rose inter­roge sur les assi­gna­tions de genre tandis que le noir ouvre un débat sur la peur de l’autre et le racisme.

La joyeuse troupe retrace ainsi l’his­toire des couleurs, leurs signi­fi­ca­tions à travers les âges et convoquent les artistes, de Klein à Soulages. Entre la confé­rence dansée et la vidéo immer­sive, Ma couleur préfé­rée montre aux enfants que les appa­rences sont trom­peuses et les plonge dans un spec­ta­cu­laire arc-en-ciel pour rappe­ler toutes les nuances du monde.

spectacle Ma couleur préférée de David Bobée, théâtre de la Croix-Rousse Lyon 2024
Le spec­tacle choré­gra­phique Ma couleur préfé­rée est à voir au théâtre de la Croix-Rousse, Lyon 4e © Arnaud Berte­reau

En février, nouvelle expo photos au musée des Confluences et encore du théâtre!

En forêt avec Vincent Munier, nouvelle expo photos du musée des Confluences, à visi­ter dès 5 ans

Au mois de février, le musée des Confluences nous invite à une balade en forêt, en compa­gnie du photo­graphe et vidéaste Vincent Munier. Cet habi­tué des grands espaces sauvages, co-réali­sa­teur du docu­men­taire La panthère des neiges, nous plonge au cœur des nombreuses forêts qui font respi­rer la France, et en parti­cu­lier celles des Vosges où il a grandi.

Ses photos et vidéos nous dévoilent ce qui s’y trame, notam­ment parmi les diffé­rents animaux qui la peuplent. Prendre le temps d’ob­ser­ver cette faune sauvage dans son cadre de vie magni­fique, comme Vincent Munier l’a fait avant nous pour la photo­gra­phier et la filmer, nous confirme leur beauté, notre chance de les côtoyer et ainsi la néces­sité de les proté­ger.

Photographie d'un cerf Vincent Munier, exposition En foret avec Vincent Munier, Musée des confluences Lyon 2024
Photo­gra­phie de Vincent Munier, dans le cadre de l’ex­po­si­tion que lui consacre le musée des Confluences © Vincent Munier

Du 16 février 2024 au 27 avril 2025, au Musée des Confluences, Lyon 2e.

Le rempart, un spec­tacle inter­ac­tif de magie, à expé­ri­men­ter dès 11 ans

Pierre Mous­sey, passionné de magie depuis qu’il est tout petit, nous l’ap­prend en s’adres­sant direc­te­ment à nous: le monde va mal car il est sous l’em­prise d’un mauvais sort, “le sorti­lège du désen­chan­te­ment du monde”. Par le biais de tours et de formules magiques, le jeune magi­cien va nous faire croire à l’im­pos­sible, en chan­geant notre percep­tion des choses et notre regard sur le monde. Et par là nous convaincre qu’il est possible d’agir et de chan­ger la donne pour réen­chan­ter le monde et nos vies. Un spec­tacle d’une grande origi­na­lité, qui débous­so­lera ceux qui croyaient tout connaître sur la magie et titillera la curio­sité des ados mali­cieu­se­ment solli­ci­tés par l’ar­tiste pour monter sur scène à ses côtés.

Spectacle Le rempart, théâtre de la Renaissance Oullins 2024
Spec­tacle de magie Le Rempart à voir au théâtre de La Renais­sance, Oullins © A. Cheva­lier

Les 5 et 6 février, au Théâtre de la Renais­sance, Oullins.

DIVA Syndi­cat, une confé­rence théâ­tra­li­sée et chan­tée sur la place des femmes dans la musique, à savou­rer dès 8 ans

Qui est capable de citer trois compo­si­trices dans l’his­toire de la musique? Pas facile, hein? Partant de ce cruel constat, les deux comé­diennes/chan­teuses/musi­ciennes de la Cie Mise à feu se lancent malgré tout le défi de racon­ter l’his­toire de la musique occi­den­tale par les femmes sur 1000 ans, de la moyen­âgeuse Hilde­garde de Bingen à Aya Naka­mura! Mais loin de présen­ter un cata­logue de la musique au fémi­nin, elles font un pas de côté vis-à-vis de la triste réalité histo­rique pour imagi­ner un autre récit, où les femmes (re)prennent la/leur place. L’idée? Cons­truire un autre imagi­naire collec­tif et offrir, notam­ment aux petites filles, de nouvelles figures fémi­nines posi­tives auxquelles s’iden­ti­fier. Poli­tique et malin, ce spec­tacle inclas­sable est programmé dans pas moins de trois salles de la métro­pole. Il n’y a donc aucune excuse pour ne pas aller le décou­vrir!

spectacle Diva Syndicat, compagnie Mise à feu, Opéra de Lyon 2024
La compa­gnie Mise à feu enflamme le spec­tacle Diva Syndi­cat dans trois salles de la métro­pole lyon­naise en 2024 © Isabelle Four­nier

Les 7 et 10 février à l’Opéra de Lyon, Lyon 1er. Les 13 et 16 avril au Théâtre de la Renais­sance, Oullins. Le 4 mai au Théâtre de la Croix-Rousse, Lyon 4e.

En mars, des livres, de l’art contem­po­rain et du spec­tacle vivant à gogo

La Fête du Livre de Bron nous parle d’amour

Qu’est-ce qui pour­rait sauver l’amour? chan­tait Bala­voine en 1985. Près de 40 ans plus tard, la Fête du Livre de Bron se pose à nouveau la ques­tion en imagi­nant que sauver l’amour, c’est peut-être sauver le monde. La program­ma­tion jeunesse, toujours extrê­me­ment riche, décline la théma­tique, pour explo­rer toutes les facettes de l’amour. Lors des rencontres et master­class, les auteur.ices et illus­tra­teur.ices parle­ront aux enfants de notre lien aux autres et de nos émotions, de l’édu­ca­tion à la vie affec­tive et sexuelle, mais aussi de notre rapport au monde animal et végé­tal et de la néces­sité d’éveiller à une conscience envi­ron­ne­men­tale.

La grande expo de l’es­pace jeunesse sera consa­crée à l’illus­tra­trice Marie Caudry à travers les tirages origi­naux de son premier livre en tant qu’au­trice: Ah! Les voyages. Elle y raconte l’ami­tié entre deux chats qui n’ont pas du tout la même façon d’ap­pré­hen­der le voyage. Décou­vrir ses grandes illus­tra­tions colo­rées et foison­nantes, en pein­ture et papier découpé, nous fera battre le cœur.

Illustration du livre Ah ! Les voyages de Marie Caudry, éditions Thierry Magnier
Illus­tra­tion extraite du livre Ah ! Les voyages de Marie Caudry © Editions Thierry Magnier

Du 8 au 10 mars à l’Hip­po­drome de Parilly, Bron.

Le Mac propose trois nouvelles expo­si­tions basées sur des collec­tions privées ou publiques, à visi­ter dès 5 ans

Le Musée d’Art contem­po­rain rouvre ses portes en mars pour trois nouvelles expo­si­tions allé­chantes qui ont le point commun assumé de présen­ter des collec­tions. Celle, très éclec­tique, du grand collec­tion­neur Antoine de Galbert, à travers une large sélec­tion d’œuvres très rare­ment montrées dont beau­coup appar­te­nant à l’art brut. Puis celles entre­mê­lées du Mac et du British Coun­cil autour du thème de l’ami­tié, sur le plan intime et affec­tif, mais aussi diplo­ma­tique, avec des œuvres aux formes diverses (pein­ture, dessin, photo, sculp­tu­re…). Enfin, le Mac présen­tera le sublime travail de brode­rie sur textile, de pein­ture, de dessin et de sculp­ture de l’ar­tiste Sylvie Selig, révé­lée à 81 ans à la Bien­nale 2022. Le clou de l’expo: son chef d’œuvre de 140 mètres de long, River of no Return, dont la réali­sa­tion a occupé trois ans de sa vie.

Dylan Spaysky, Donald Duck, 2015, collection Antoine de Galbert, Mac de Lyon
Dylan Spaysky, Donald Duck, 2015, l’une des oeuvres de la collec­tion Antoine de Galbert, expo­sée au Mac de Lyon © DR

Du 8 mars au 7 juillet, au Mac de Lyon, Lyon 6e.

Le Petit Chape­ron rouge, une reprise de la pièce de Pomme­rat aux Clochards célestes, pour fris­son­ner de plai­sir dès 6 ans

Assis derrière une table en bois, deux pauvres diables se régalent de carottes. Mais ils surjouent un peu trop le délice! On sent bien qu’une autre envie, bien plus folle, leur tord le ventre. Ne serait-elle pas celle de boulot­ter les enfants du public à qui ils s’adressent direc­te­ment? Alors pour mettre à distance leur sinistre pulsion, ils se mettent à racon­ter et à inter­pré­ter l’his­toire du Petit Chape­ron Rouge

La compa­gnie lyon­naise Locus Solus reprend la pièce de Joël Pomme­rat, adap­ta­tion très contem­po­raine du conte. Une petite fille intré­pide qui vit seule avec sa mère débor­dée, n’a pas le droit de sortir de chez elle. Bravant l’in­ter­dic­tion, elle décide un jour d’al­ler voir sa grand-mère adorée et malade. Mais en chemin, elle croise un loup, mons­trueux oui, mais fasci­nant aussi… Les ogres qui nous racontent cette histoire dans le détail sont bien trop rigo­los pour effrayer les enfants. Leur jeu burlesque balaie la mons­truo­sité du conte pour rire en famille.

Cie Locus Solus, Le Petit Chaperon rouge, théâtre des clochards célestes Lyon
La Cie Locus Solus reprend Le Petit Chape­ron rouge de Joël Pomme­rat, aux Clochards célestes, Lyon 1er © E. Zeizig

Du 1er au 3 mars et le 6 mars, au Théâtre des Clochards Célestes, Lyon 1er.

NORMAN c’est comme normal, à une lettre près, une fable pop sur la liberté d’être soi, à parta­ger dès 7 ans

Norman est un petit garçon qui aime porter des robes. Plus elles vire­voltent autour de lui quand il tourne sur lui-même, plus il est content. Puisque c’est si chouette, pourquoi ne pas aller à l’école habillé en robe? Sauf que lors de ses trajets scolaires, Norman sent peser sur lui des regards un peu lourds et entend des trucs du même acabit. Il peut comp­ter sur ses parents pour en faire fi et conti­nuer de vire­vol­ter. Il le fera d’ailleurs avec sa tante, elle qui est un peu trop grosse aux yeux des autres et qui, sans Norman, ne danse­rait que dans ses rêves.

Le corps occupe une place centrale dans cette fable pop, drôle, tendre mais aussi lucide. Le metteur en scène belge Clément Thirion utilise la danse et les mots à égalité pour célé­brer la liberté d’être soi auprès des enfants qui se sentent diffé­rents. Ou plutôt que l’on regarde diffé­rem­ment.

spectacle Norman, théâtre Le Ciel Lyon
Le spec­tacle Norman est à décou­vrir au théâtre Le Ciel, Lyon 8e © Anoek Luyten

Les 6, 8 et 9 mars au Théâtre Le Ciel, Lyon 8e. 

Ah! Les voyages, une lecture musi­cale et dessi­née, à décou­vrir dès 6 ans

En écho à la Fête du Livre de Bron, où elle expose les tirages origi­naux des illus­tra­tions de son album Ah! Les voyages, l’au­trice jeunesse Marie Caudry vien­dra au Pôle en Scènes, présen­ter l’adap­ta­tion qu’elle en a elle-même tirée, avec la musi­cienne Leslie Morrier (Cie En forme). L’une au dessin et à la pein­ture, l’autre aux claviers et autres instru­ments, retracent de manière graphique et sonore le parcours de Péné­lope, aven­tu­rière curieuse de décou­vrir le monde et les autres, et de son copain Philéas, au contraire casa­nier.

Une autre formi­dable manière pour les enfants de décou­vrir ou de redé­cou­vrir ce livre magni­fique­ment illus­tré, en plon­geant à l’in­té­rieur des pages comme pour voya­ger au plus près des héros, à l’écoute des bruits du train, du chant des oiseaux et de la musique.

Le 10 mars, au Pôle en Scènes, Bron.

Entre chiens et louves, la nouvelle créa­tion du Cirque Le Roux, à contem­pler dès 8 ans

Cela fait main­te­nant dix ans que Le Cirque Le Roux, compa­gnie circas­sienne française, nous balade dans son univers ciné­ma­to­gra­phique, léché et réfé­rencé, sans jamais rien céder à la virtuo­sité tech­nique. Un sens et un goût du show milli­mé­tré, teinté d’une pointe d’hu­mour, que l’on trouve habi­tuel­le­ment plutôt dans le cirque cana­dien.

Après le diptyque composé d’Elephant in the room et de La nuit du cerf, qui nous plon­geait dans l’am­biance de films noirs holly­woo­diens mêlée de comé­die burlesque, la troupe change de registre avec Entre chiens et louves. Même si la dimen­sion ciné­ma­to­gra­phique demeure, les neuf artistes nous proposent cette fois-ci une épopée histo­rique et fémi­niste. Le destin de trois femmes à trois époques diffé­rentes, 1850, 1960 et de nos jours, entre corse­tage, révolte et éman­ci­pa­tion. 

spectacle Entre chiens et louves, cirque le roux, maison de la danse lyon
Le Cirque Le Roux revient pour sa troi­sième créa­tion Entre chiens et louves, à la Maison de la danse, Lyon 8e © DR

Du 19 au 24 mars, à la Maison de la danse, Lyon 8e.

J’ai trop d’amis, le spec­tacle qui parle de l’en­trée en 6e, à voir dès 8 ans

C’est le spec­tacle à voir si votre enfant est en CM2 et se projette, avec quelques appré­hen­sions, au collège, ou bien s’il est en 6e, afin de lui remé­mo­rer ce qu’il a dû traver­ser pour accé­der au statut de collé­gien ! Le héros entre juste­ment en 6e. Après avoir psychoté tout l’été, il n’a plus peur de la 6e en elle-même mais de ne pas être dans la bonne 6e ! Parce que comme dirait l’autre, “l’en­fer c’est les autres” : va-t-il se faire de nouveaux amis, être popu­laire?

Après J’ai trop peur, l’au­teur et metteur en scène David Lescot revient à cette étape cruciale de la vie de préado: l’en­trée au collège. Cette fois, il explore la rencontre avec le groupe, bien plus vaste qu’à l’école Primaire. Et toujours, il mène un minu­tieux travail sur le langage, qui carac­té­rise chacun de ses person­nages. Ainsi, les comé­diennes n’imitent jamais les enfants: elles sont des enfants. 

spectacle J'ai trop d'amis, TNG Lyon
A voir aux Ateliers Presqu’île (Lyon 2e) et à la Mouche (St Genis Laval): J’ai trop d’amis © DR

Le 23 mars aux Ateliers Presqu’île, Lyon 2e. Le 26 mars à La Mouche, Saint-Genis Laval.

De la rue aux JO, la belle et inspi­rante histoire du Pocke­mon Crew, à parta­ger dès 6 ans

Le hip hop faisant son entrée aux JO de 2024, le Pocke­mon Crew, en rési­dence au théâtre de Vénis­sieux, en profite pour jeter un coup d’œil dans le rétro et mesu­rer le chemin parcouru. Une manière pour ses membres fonda­teurs de se remé­mo­rer, de manière forcé­ment émou­vante, leurs débuts sur le parvis de l’Opéra de Lyon il y a 23 ans. Partant de son parcours person­nel, le Pocke­mon Crew retrace l’his­to­rique de cette danse, de sa nais­sance dans la rue, aux Etats-Unis, à son arri­vée sur les scènes de théâtre. Et donc, à sa recon­nais­sance comme disci­pline olym­pique cette année. Un spec­tacle à la fois intime et univer­sel, qui fera l’éloge des valeurs du Crew et de tout danseur.se. de hip hop. A savoir: le respect de l’autre, la persé­vé­rance, le dépas­se­ment de soi et l’ou­ver­ture d’es­prit.

De la rue aux JO, Pockemon Crew, théâtre de venissieux
Le théâtre de Vénis­sieux présente la dernière créa­tion du Pocke­mon Crew: De la rue aux JO © Matthew Totaro

Les 28 et 29 mars, au Théâtre de Vénis­sieux.

En avril, on fête le livre à Villeur­banne et on découvre l’ex­po­si­tion Miya­zaki

La Fête du Livre Jeunesse de Villeur­banne célèbre le thème de la ville

Chaque année, la Fête du Livre jeunesse fait vibrer Villeur­banne et l’ima­gi­naire des enfants. Elle a cette fois-ci pour thème La ville, avec l’en­vie de la rendre plus drôle sous la patte facé­tieuse de son artiste asso­cié Vincent Pianina. On décou­vrira ainsi “Villeur­ba­nane” la ville imagi­naire qu’il a construite avec les enfants du groupe scolaire Edouard-Herriot pendant cinq semaines de rési­dence. Et tout son univers créa­tif à travers une expo­si­tion immer­sive qui nous plon­gera dans plusieurs de ses livres.

Autre artiste complice, l’au­teur de théâtre pour jeune public Anto­nio Carmona, qui vient de sortir son premier roman jeunesse (prix Galli­mard/Le Monde/RTL), présen­tera une fiction radio­pho­nique écrite à partir de témoi­gnages récol­tés auprès de personnes âgées et d’en­fants sur leurs souve­nirs de Villeur­banne. Décou­pée en capsules sonores, il sera possible de l’écou­ter via des QR codes, traçant un parcours dans la ville.

De nombreuses balades artis­tiques, senso­rielles, histo­riques… sont d’ailleurs pour la première fois inscrites au menu de cette Fête qui réserve bien d’autres rencontres litté­raires (Marie Desple­chin, Marie-Aude Murail, Sébas­tien Mour­rain…), spec­tacles et surprises.

résidence Vincent Pianina, Fête du Livre jeunesse de Villeurbanne 2024
Artiste asso­cié à la Fête du Livre jeunesse de Villeur­banne, Vincent Pianina effec­tue cinq semaines de rési­dence dans une école de la ville © Fiona Blair – Ville de Villeur­banne

Du 3 au 7 avril, à Villeur­banne.

Une expo sur l’oeuvre et les inspi­ra­tions de Miya­zaki, à voir dès 10 ans

Pour le plus grand bonheur des fans, le musée de l’Im­pri­me­rie de Lyon accueille pendant six mois une expo­si­tion dédiée au cinéaste Hayao Miya­zaki et à son œuvre. Elle s’at­ta­chera plus exac­te­ment à redon­ner toute sa place à la part de la litté­ra­ture dans l’œuvre ciné­ma­to­gra­phique du maître japo­nais. Car, qu’il s’agisse de romans, de manga ou de contes, c’est bien souvent à partir de lectures faites dans l’en­fance ou même adulte que Miya­zaki à imaginé ses films d’ani­ma­tion de 1984 à 2022 au sein du Studio Ghibli. Faisant dialo­guer des images tirées de ces films et textes origi­naux, l’ex­po­si­tion revien­dra donc sur ces auteurs et autrices mécon­nu·es qui ont inspiré le célèbre cinéaste. Elle donnera aussi la parole à des artistes ou des enfants pour comprendre comment l’es­thé­tique et les problé­ma­tiques souvent écolo­gistes des films de Miya­zaki résonne en eux dans une époque marquée par la destruc­tion du vivant.

Du 12 avril au 22 septembre, au musée de l’Im­pri­me­rie, Lyon 2

Fair Play, spec­tacle de mime hila­rant de Patrice Thibaud sur le sport, à ne pas louper dès 5 ans

Si sa créa­tion remonte à plus de dix ans, le spec­tacle Fair Play a toute son actua­lité en cette année de JO à Paris. On y retrouve avec plai­sir le grand Patrice Thibaud, à la fois auteur, comé­dien, mime et danseur, et son fidèle complice Philippe Leygnac, musi­cien qui sait aussi mouiller la chemise en matière de jeu comique. En forme olym­pique, le duo explore ici l’uni­vers du sport, à travers toutes ses disci­plines (course, foot, nata­tion, escrime, boxe, l’équi­ta­tion…), les postures et les compor­te­ments poten­tiel­le­ment pathé­tiques qu’il engendre chez le genre humain. Héri­tier de Chaplin, de Tati et de De Funès, Patrice Thibaud fait de son corps aux rondeurs inat­ten­dues la marion­nette de tous ses délires. On rit aux éclats, devant cette sacrée perfor­mance!

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On retrou­vera Fabrice Thibaud dans Fair Play, au théâtre Théo Argence, St-Priest © Rebecca Josset

Le 5 avril, au Théâtre Théo Argence, Saint-Priest. 

Chers vivants, drôles de contes philo­so­phiques sur les animaux, à voir dès 11 ans

Adapté de la BD de Jéré­mie Moreau, Le discours de la panthère, ce spec­tacle délivre, avec sensi­bi­lité et humour, des contes philo­so­phiques sur les animaux. On pour­rait penser aux Fables de La Fontaine, mais ce n’est pas cela. Car là où l’au­teur mora­li­sa­teur utili­sait les animaux pour dénon­cer les pires compor­te­ments humains, la pièce de théâtre met en scène le quoti­dien d’ani­maux dans leur milieu natu­rel, sous et sur la terre, puis sous la mer. Point de compor­te­ment héroïque parmi ce bestiaire, mais la vie qui va, selon le tempé­ra­ment de chacun, pris entre ses ques­tion­ne­ments et les aléas de l’exis­tence.

A la manière des enfants qui jouent comme des fous avec trois fois rien, les comé­diens détournent des objets pour s’en faire des costumes de fortune. A l’image de ces raquettes et ce volant de badmin­ton deve­nus des oreilles et un nez de lapin! Au-delà de cet esprit loufoque, la Cie L’Ar­moise commune explore les théma­tiques du terri­toire, de la mort, de l’hé­ri­tage et de la trans­mis­sion

spectacle Chers vivants, théâtre des clochards célestes Lyon
A voir aux Clochards célestes, en avril 2024 : Chers vivants © Clément Fessy

Du 11 au 15 avril, au Théâtre des Clochards célestes, Lyon 1er.

Mamé, un déli­cat spec­tacle sur le deuil et la trans­mis­sion, à voir dès 6 ans

Seul au plateau, Binocle nous raconte son enfance, passée auprès de sa grand-mère Mamé, dont on comprend qu’elle n’est aujourd’­hui plus de ce monde. Il en était très proche, si bien que lorsque ça n’al­lait pas très fort à l’école, que les autres se moquaient de lui ou qu’il s’est fait écon­duire par son amou­reuse, sa Mamé le rassu­rait et lui redon­nait confiance en lui. Mais si la mamie savait trou­ver les mots pour cela, elle en manquait soudain quand son petit-fils la ques­tion­nait sur ses origines italiennes. Drôle et tendre, le seul en scène de et avec Antoine Demor traite du déli­cat sujet du deuil, mais explore aussi ceux des émotions, de la croyance en ses rêves, de l’es­time de soi et de la trans­mis­sion.

spectacle Mame, comedie odéon, lyon
Mame, à voir à la Comé­die Odéon, Lyon 2e © Etienne Ramousse

Du 15 au 27 avril (relâche le 21), à la Comé­die Odéon, Lyon 2e.

Smile, surpre­nant spec­tacle en noir et blanc sur la vie de Chaplin, à décou­vrir dès 8 ans

Ce spec­tacle de théâtre atypique raconte un moment déter­mi­nant de la vie de Char­lie Chaplin, alors qu’il n’est encore qu’un tout jeune artiste de caba­ret. La scène, fonda­trice, se passe dans un pub du nord de Londres, en 1910. Pourquoi atypique? Parce que pour coller parfai­te­ment au récit de cette histoire vraie et s’ins­pi­rer de l’es­thé­tique des films de Chaplin, Nico­las Nebot et Dan Menasche passe leur pièce au noir et blanc. Par un jeu de lumières, des décors peints dans des nuances de gris et un maquillage des comé­diens dans les mêmes teintes, l’ef­fet est bluf­fant. On croit en effet regar­der un film des années 30 en train de se tour­ner sur une scène de théâtre, d’au­tant que les comé­diens s’amusent aussi à multi­plier les arrêts sur images, ralen­tis et autres retours en arrière. Un hommage à Chaplin et plus large­ment au cinéma qui enchan­tera toute la famille.

Spectacle Smile, Radiant, Caluire et cuire
Smile, spec­tacle en noir et blanc, à décou­vrir au Radiant, Caluire-et-Cuire© DR

Le 26 avril, au Radiant, Caluire-et-Cuire.

En mai, nouvelle instal­la­tion monu­men­tale aux Subs et théâtre encore et toujours

Cres­cendo, la nouvelle instal­la­tion artis­tique XXL des Subs, à décou­vrir dès 2 ans

Après La Tornade, Le Kraken et Bleue, les Subs accueille­ront une nouvelle instal­la­tion monu­men­tale du mois de mai jusqu’à l’au­tomne au moins. C’est le jongleur suisse Julian Vogel, déjà passé par là avec son diabolo en céra­mique, qui propo­sera son œuvre Cres­cendo, en plein milieu de l’es­pla­nade. Une instal­la­tion d’en­vi­ron 10 mètres de haut, tout en ondu­la­tions façon montagnes russes, ponc­tuée de tubes en céra­mique. On pourra se bala­der autour et dessous, d’au­tant que comme d’ha­bi­tude, des spec­tacles et perfor­mances seront program­més en réso­nance. Comme pour les œuvres précé­dentes, la ques­tion de sa dura­bi­lité dans le temps, de sa résis­tance aux éléments se posera. Cres­cendo sera l’oc­ca­sion pour les Subs de dérou­ler une nouvelle saison tota­le­ment arti­cu­lée autour du cirque, avec en plus une expo de céra­mique et un tas d’ac­ti­vi­tés pour les enfants.

A partir du 2 mai, aux Subsis­tances, Lyon 1er.

20000 lieues sous les mers, l’adap­ta­tion au théâtre du chef d’oeuvre de Jules Verne, inra­table dès 7 ans

On en garde un souve­nir mémo­rable. En 2017, Chris­tian Hecq et Vale­rie Lesort avaient présenté aux Céles­tins leur géniale adap­ta­tion de 20000 lieues sous les mers, alors montée avec la troupe de la Comé­die Française. Chouette, le duo le rejoue cette année, cette fois avec sa compa­gnie Point Fixe, dont nous avions appré­cié Les voyages de Gulli­ver égale­ment aux Céles­tins il y a deux ans. Mais 20000 lieues sous les mers, c’est vrai­ment son chef d’œuvre! Sans doute parce que le roman de Jules Verne en est un et que l’uni­vers fantas­tique qu’il dépeint consti­tue une formi­dable source d’ins­pi­ra­tion pour les fabu­leuses marion­nettes créées par la desi­gneuse Valé­rie Lesort. Entre le sous-marin du capi­taine Nemo et les abysses peuplées de monstres marins, l’es­thé­tique du spec­tacle est somp­tueuse. Les enfants riront beau­coup et fris­son­ne­ront peut-être un peu aussi, comme à la lecture du roman culte. Indis­pen­sable !

spectacle 20000 lieues sous les mers, Christian Hecq Valerie Lesort, theâtre des celestins, Lyon
A voir aux Céles­tins: 20000 lieues sous les mers © Fabrice Robin

Du 2 au 12 mai, au Théâtre des Céles­tins, Lyon 2e.

Goupil et Kosmao, un déso­pi­lant spec­tacle de magie nouvelle, à ne pas louper dès 5 ans

Sur la scène de ce qui ressemble à un caba­ret de music hall des années 30, commence la repré­sen­ta­tion d’un spec­tacle de magie. Aux manettes, un drôle de duo formé par Kosmao, magi­cien à l’air préten­tieux, mais mal fagoté avec son panta­lon trop court, flanqué d’un renard. On pense au début qu’il est mort, trans­formé en col de four­rure. Que nenni, la bête s’anime et va jouer bien des tours au magi­cien.

Entre le théâtre de marion­nette et la magie nouvelle, ce spec­tacle de la Cie Monstre(s), très drôle et bluf­fant sur le plan visuel, réjouira les enfants et leurs parents à coup sûr. On croit voir devant soi l’ani­mal d’un vieux cartoon, mais aussi l’écu­reuil de L’Age de glace, celui qui galère à attra­per sa noisette. En tout cas, c’est certain, c’est bien lui la star de ce numéro à ne surtout pas rater !

Les 4 et 5 mai, aux Ateliers Presqu’île, Lyon 2e.

Brun­dibár, le funeste opéra magni­fié par la Maîtrise de l’Opéra de Lyon, à écou­ter et admi­rer dès 8 ans

Deux enfants chantent dans la rue pour tenter de gagner de quoi nour­rir leur mère malade. Mais ils se font chas­ser par les commerçants, un poli­cier et surtout Brun­dibár qui joue de l’orgue de barba­rie. Aidés par des animaux, les enfants reviennent à la charge, entraî­nant avec eux une bande d’éco­liers prêts à en découdre avec le tyran­nique musi­cien. Ceci est une fable qui, évoquant autant Hansel et Gretel que Les musi­ciens de Brême, envoie un message posi­tif: les plus vulné­rables l’em­portent par la soli­da­rité et la ruse sur ceux qui peuvent leur faire du mal.

Mais cet opéra pour enfants prend une autre dimen­sion, quand on sait qu’il a été créé clan­des­ti­ne­ment en 1943 dans un camp où étaient inter­nés des enfants. Les costumes extra­or­di­naires et la mise en scène enjouée de Jeanne Candel, pour qui Brun­dibár est “une expé­rience de la résis­tance”, atté­nuent le côté poignant des chœurs d’en­fants inter­pré­tés par la Maîtrise de l’Opéra de Lyon.

Brundibar, maitrise de l'opera de Lyon, théâtre de la renaissance Oullins
Les enfants de la Maîtrise de l’Opéra inter­prè­te­ront Brun­di­bar en mai 2024 au théâtre de la Renais­sance et au théâtre Théo Argence © JL Fernan­dez

Les 22, 24 et 25 mai, au Théâtre de La Renais­sance, Oullins. Les 31 mai et 1er juin au Théâtre Théo Argence, Saint-Priest.

Zazie dans le métro, l’adap­ta­tion au théâtre du roman de Queneau par Zabou Breit­man, à voir dès 10 ans

La comé­dienne et metteuse en scène Zabou Breit­man adapte le roman culte de Raymond Queneau, pour une nouvelle créa­tion au TNP, en parte­na­riat avec le théâtre de La Renais­sance. Le livre lui est très person­nel, puisqu’elle a grandi avec et qu’a­vant le surnom de Zabou, elle eut celui de Zazie. Elle souhaite rester fidèle à l’his­toire écrite par Queneau, celle d’une gamine intré­pide qui fuyant ce qui la met en danger chez elle, se balade dans Paris et dit haut et fort ce qu’elle pense aux adultes croi­sés en chemin.

Pas ques­tion de la chan­ger d’époque: bien qu’an­crée dans les années 60, elle résonne assez fort avec l’ac­tua­lité aux yeux de Zabou Breit­man. Confiant la parti­tion musi­cale au compo­si­teur Rein­hardt Wagner, elle entend créer un spec­tacle coloré, drôle et touchant, à l’image de l’héroïne gouailleuse et coura­geuse de Queneau.

Du 22 au 25 mai, au TNP, Villeur­banne.

ERBA – Une forêt en ville, un très beau spec­tacle de danse et d’arts visuels parti­ci­pa­tif, à vivre dès 4 ans

Deux danseuses font leur entrée sur un plateau et entre des murs tout blancs. Mais peu à peu, au gré de leur gestuelle, elles font appa­raître autour d’elle les décors d’une ville imagi­naire de toutes les couleurs et dans laquelle la nature reprend sa place. L’une est ainsi plutôt archi­tecte et l’autre jardi­nière. Mais il leur faut un peu d’aide ! Alors elles invitent les enfants à les rejoindre sur scène pour conti­nuer de dessi­ner cette espèce de chambre des merveilles.

Senso­riel et poétique, ce spec­tacle inter­ac­tif de la compa­gnie italienne TPO mélange l’art et le jeu pour offrir aux enfants la possi­bi­lité de créer leur propre monde, le plus beau qui soit. Il sera présenté au théâtre Le Ciel, dans le cadre du 8e Festi­val lancé il y a deux ans par Tiago Guedes, nouveau direc­teur de la Maison de la danse.

spectacle de danse ERBA, théâtre Le ciel, Lyon
Le spec­tacle de danse ERBA est à décou­vrir au théâtre Le Ciel, Lyon 8e © DR

Les 25 et 26 mai, au théâtre Le Ciel, Lyon 8e.

En juin, les Nuits de Four­vière se mettent à hauteur d’en­fant

Les Petites Nuits, le nouveau festi­val pour enfants des Nuits de Four­vière, à décou­vrir dès 5 ans

Quelques noms de la program­ma­tion des Nuits de Four­vière ont filtré en décembre pour nous permettre de glis­ser quelques cadeaux musi­caux sous le sapin. Mais ça, c’était pour les grands! Car la nouvelle direc­tion du Festi­val, formée par le duo Emma­nuelle Durand et Vincent Anglade, n’a pas oublié les enfants pour leurs premières Nuits, bien au contraire. Ils ont carré­ment imaginé pour eux un festi­val dans le festi­val, Les Petites Nuits, qui leur permet­tra de décou­vrir des spec­tacles adap­tés à leur âge, aux mois de juin et de juillet. On en saura plus début mars, lorsque les Nuits de Four­vière dévoi­le­ront leur program­ma­tion, désor­mais pensée aussi pour les enfants. 

Baoum !, un spec­tacle de cirque sur le bruit, à écou­ter et voir dès 4 ans

L’idée de ce nouveau spec­tacle pour le très jeune public de la Cie SCoM est née de l’ob­ser­va­tion d’un enfant en train d’écla­ter les bulles d’un papier bulles et de bien rigo­ler à le faire ! Le bien nommé Baoum! a donc l’in­ten­tion de parler et de faire du bruit, à travers la rencontre entre une acro­bate et un.e beat boxeur.euse qui explo­re­ront les liens entre l’air, le corps et la matière plas­tique. Il sera aussi ques­tion de rire et de peur, et des limites que l’on se fixe quand on décide de faire du bruit.

Cette nouvelle créa­tion est en fait le second volet d’un diptyque, après le très réussi Trait(s) où une artiste circas­sienne dessi­nait des formes de couleur au sol avec sa roue Cyr. La Cie SCoM cherche à faire bouger les repré­sen­ta­tions du cirque pour les tout-petits en le métis­sant d’arts plas­tiques et de varia­tions senso­rielles.

Les 1er et 2 juin, au Théâtre de la Croix-Rousse, Lyon 4e.

Mon théâtre en moi, pièce choré­gra­phique parti­ci­pa­tive à parta­ger dès 7 ans

Alors qu’il était encore fermé pour travaux, le TNG a confié à la choré­graphe Julie Desprai­ries la commande d’une créa­tion parti­ci­pa­tive avec les habi­tant.e.s des quar­tiers de Vaise et de la Duchère. Depuis l’au­tomne dernier, elle récolte ainsi des témoi­gnages d’adultes et d’en­fants évoquant leurs souve­nirs plus ou moins loin­tains avec le TNG. Des souve­nirs de spec­tacles, mais aussi du lieu en tant que tel, de ses bâti­ments et de ses employés, qui seront mis en mouve­ment par les parti­ci­pant.e.s au projet eux-mêmes dans Mon théâtre en moi.

Cette choré­gra­phie sensible et poétique suivra un parcours traver­sant des écoles, des commerces, des appar­te­ments, des jardins…, autour du TNG qui devrait rouvrir ses portes à la rentrée de septembre 2024.

Du 28 au 30 juin, dans l’es­pace public du quar­tier de Vaise et de la Duchère, Lyon 9e.


Article rédigé avec l’aide de Louise Reymond

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Goupil,et Kosmao, à voir aux Ateliers Presqu'île en mai © Etienne Saglio

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